Toulousoscopie


Source: La Dépêche

La sécurité a fait irruption dans l'arène politique d'un conseil municipal plutôt tranquille.


Jean-Luc Moudenc, leader du groupe d'opposition UMP, s'est insurgé du mode de nomination du futur directeur de la police municipale, le colonel Jacques Andral, qui vient de prendre sa retraite de la gendarmerie (« La Dépêche du Midi » d'hier) : « Vous nous dîtes que vous allez faire appel à un agent contractuel parce que vous n'avez pas reçu de candidature statutaire, c'est un mensonge, trois dirigeants de la police municipale étaient candidats mais vous avez préféré faire appel à quelqu'un d'extérieur ».


Et Moudenc d'affirmer : « La loi de 2006 rend obligatoire le recrutement statutaire ; ce n'est pas un signe de confiance envers le personnel municipal, c'est une atteinte à la Fonction publique territoriale ».


L'attaque, lancée alors que Pierre Cohen venait temporairement de quitter la salle, a fait passer un instant de flottement dans les rangs de la majorité.


Jean-Pierre Havrin, adjoint à la prévention et à la sécurité, a réfuté l'accusation du candidat malheureux aux dernières municipales : « On a reçu des candidatures qui n'ont pas été retenues ; Jacques Andral est un homme de qualité et d'expérience, et l'on attend de lui qu'il soit performant à la tête de la police municipale. Il n'y a pas de problème de légalité ».


François Briançon, au nom du groupe PS, a accusé : « Moudenc et Sarkozy au niveau national, font de la mousse sécuritaire pour cacher (leurs) manques de résultats » tandis que Joël Carreiras précisait : « Recruter un contractuel ce n'est pas une délégation de service public, dont vous êtes, M. Moudenc, un adepte ».


Nicole Belloubet ajoutait : « Le futur directeur appartiendra à terme à la Fonction publique territoriale, c'est régulier ».


La délibération ouvrant le poste à un agent non titulaire a été adoptée par la majorité contre l'opposition et le Modem. Elle pourrait être attaquée devant le juge administratif. 

Autre attaque sur le front de la sécurité, Jean-Luc Moudenc, tout en approuvant la mise en place par la municipalité de six secteurs pour la police municipale a estimé qu'elle était inopérante faute d'effectifs suffisants et proposé le doublement du nombre de policiers municipaux, « dont le nombre a baissé de 20 depuis mon départ, où il était de 178, alors qu'une ville comme Lyon en compte 350 ». Pour Jean-Pierre Havrin, « les effectifs ne peuvent tout régler, avec le nouveau directeur, on va redéployer nos forces » tandis que Pierre Cohen évoquait le rôle de la prévention et de la médiation au travers de l'Office de la Tranquillité, « qui avance », et qui devrait traiter le problème des incivilités.

 
Dim 26 avr 2009 9 commentaires
JL Moudenc ne manque pas d'air en reprochant à la municipalité de gauche de contribuer à l'objectif de Sarkozy de supprimer un fonctionnaire sur deux.

Ou comment jouer sur les 2 tableaux
stephen - le 26/04/2009 à 19h06
Le Tribunal administratif tranchera !
J-M+LATTES - le 26/04/2009 à 20h49
à M. Lattes,

"Elle pourrait être attaquée devant le juge administratif. "

Elle pourrait, ou elle a été attaquée ... ?

stephen - le 26/04/2009 à 21h33
Au fait,

Si les effectifs de la police municipale étaient de 178 à la fin du mandat de M. Moudenc, alors que ce même M. Moudenc rapproche ce chiffre des 350 policiers municipaux de Lyon, à qui le doit-on ?

Je vais être clair. Je ne porte pas l'angélisme de M. Havrin dans mon coeur, ni même son côté revanchard à l'égard de M. Sarkozy, qu'a justement souligné Pino dans ce même blog.

Mais s'il y a une chose que je prends toujours en grippe, c'est la mauvaise foi, de quelque bord politique que ce soit. Et je pense que mes interventions sur ce blog montrent que je ne suis pas critique uniquement envers ceux d'un bord donné.
stephen - le 26/04/2009 à 21h37
Je vois pas ce qu'il y a de mal dans cette nomination.
Le nouveau boss est un toulousain et est expérimenté.
http://www.ladepeche.fr/article/2009/04/24/596871-Le-depart-d-un-pilier-de-la-gendarmerie.html

Je suis heureux de constater que le PS a assoupli sa position sur le travail après 60ans.
pino - le 26/04/2009 à 21h47
Il semble que Monsieur Lattes ait toujours autant de mal à digérer sa défaite, lui qui était pourtant un élément sérieux et honnête de la précdente équipe, il verse dans une mauvaise foi incroyable depuis et c'est fort dommage. Personnellement, j'avais du respect pour l'élu, je suis très déçue par le politicien qu'il semble être entrain de devenir
emmanuelle - le 29/04/2009 à 11h19
Monsieur Lattes s'adapte à la posture politicienne de la nouvelle municipalité. Elle passe son temps à critiquer le passé plutôt que d'agir. On le lui rend bien. La démocratie a besoin d'avis contradictoires. La presse locale étant partisane, il faut bien que des gens dénoncent les impostures, pour l'intérêt général. JML est dans son rôle d'opposant. Il ne tient qu'à Monsieur Cohen d'appaiser les débats en laissant la parole à l'opposition et en cessant de lui rejeter la faute à chaque intervention.
Pino - le 29/04/2009 à 13h32
Je comprends ton raisonnement mais n'y adhère pas.
D'une part, dans ce billet précisément, c'est quand même bien M. Moudenc qui a dégainé le premier sur ce sujet.
D'autre part, la façon la plus adulte et respectueuse du citoyen dans une démocratie consiste à ne pas répondre à la mauvaise foi par de la mauvaise foi. L'oppposition en sortirait grandie si elle prenait un peu de hauteur par rapport aux attaques infantiles de P. Cohen.
Pour qui que ce soit, répondre à la bêtise par la bêtise n'a jamais fait avancer les choses à part alimenter les articles de La Dépêche
stephen - le 29/04/2009 à 13h44
Stephen,
Sur cette affaire là tu as sans doute raison. Attaquer la procédure de nomination n'apporte rien. C'est de l'obstruction gratuite, mais Pierre Cohen le mérite bien car il désobéit aux lois: service minimum, sans papiers, PACS ...
Pino - le 29/04/2009 à 14h00