Toulousoscopie
Les bobos de Toulouse ont désigné leur roi, il s'appelle Pierre Cohen.
Bobo 1er et son mentor attrape-bobos.
Pierre a tout fait pour les séduire. Avec son look coco, des écolos plein sa liste, un programme bourré de démocratie participative, de minorités, de culture, de transports en commun... il a réussi
son coup. Au royaume des bobos, l'écolo-socialo est roi.
Bobo 1er et Jean-Paul Pla son conseiller à l'économie sociale et solidaire
Depuis son élection, notre maire protecteur continue de cultiver le bobo: parrainage et soutien des
sans-papiers, multiplication des consultations citoyennes, écologie à deux balles (couvre-feu des monuments, compensation carbone de la patinoire de Noël, espaces verts en friche,...),
gesticulations médiatiques pour la défense de bonnes causes à la con (boycott de la foire chinoise, vidéosurveillance jugée liberticide, tasers meurtriers,...), promotion des
"arts" de la rue...
Festa
Europa
En s'enfermant dans cette politique, Toulouse ne sera bientôt plus peuplée que de bobos, d'assistés
sociaux (l'autre catégorie préférée de Bobo 1er, qui fera l'objet d'un prochain billet), et d'étudiants de passage. Les autres, vieux toulousains (au sens noble du terme), familles non
recomposées, classes moyennes laborieuses, n'auront plus qu'à aller se faire voir ailleurs ou s'impatienter.
Du pain et des jeux ne suffiront certainement pas à faire un jour de Toulouse une grande métropole européenne. Il manque à Bobo 1er une véritable ambition économique pour sa ville,
une équipe d'entrepreneurs et non de fonctionnaires, et une vision de la société un peu plus équilibrée.
Pour une petite ballade dans la bobosphère toulousaine:
Princesse bobo
Paris Toulouse
Papa maman doudou et moi
La jeune pousse
Tu m'as un peu inspiré ce billet ![]()
Je vous invite à prolonger l'expétition chez les bobos de cohen avec le résumé des ses voeux pathétiques aux Toulousains :
www.capituleinfos.fr
Pour la définition de "bobo" on peut aller jeter un oeil ici : http://www.legraindesable.com/html/bobos.htm http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourgeois-boh%C3%A8me
A la différence de ce que laisse entendre ton billet je pense qu'on peut être bobo ET entrepreneur. La raison de ma venue sur Toulouse est d'ailleurs la volonté de développer une société implantée localement. Nous avons déjà embauché une Toulousaine en recherche d'emploi et j'espère pouvoir employer plusieurs autres Toulousains d'ici la fin 2009.
Ne confondons donc pas mode de vie et apports au tissus économique de la région :-)
@ Capitule: tu as vu des bobos aux voeux de Pierre Cohen?
Mais règle N°1, le bobo ne se mélange pas au peuple ...
Le bobo se réserve pour les invitations à la mairie, plus ... sélect. (Les soirées printemps de septembre, les voeux aux décideurs) ... etc...
J'aime bien le terme "bobo", c'est devenu une insulte, une marque infâmante qu'on jette à la figure de se ennemis. Mais qui se souvient encore de la définition originelle du "bourgeois bohème"?
Je crois que tu confonds un peu tout Pinocchio: "bobos", "fonctionnaires", etc... que tu sembles opposer aux "entrepreneurs", la sainte espèce qui va nous sauver du désastre. C'est fâcheux parce que la catégorie sociale des bobos se compose justement d'entrepreneurs, de cadres sup' et professions intellectuelles, bref d'emplois à haut revenus (d'où le "bourgeois") qui leur permet de faire le choix de vie de s'installer dans les appartements rénovés des anciens quartiers populaires pour y mener une vie de pseudo-"bohême" (par exemple saint cyprien à Toulouse). Donc les bobs n'ont rien à voir avec la caricature vulgarisante qu'on a bien voulu faire d'eux: gauche caviar, voyage en Inde, café Monsanto, etc...
Enfin tu voudrais voir les "entrepreneurs" au Capitole? En quoi sont-ils plus légitimes que n'importe quel autre acteur de la société toulousaine? Ils savent faire tourner une boîte, et alors? Qu'est-ce que ça a à voir avec la gestion de la vie quotidienne d'une communauté sociale de centaines de milliers de personnes?
Eh oui c'est la démocratie; le gouvernement de tous pour tous. Ca ne consiste pas uniquement à aligner des taux de croissance économique...
Quant aux "assistés sociaux"... bah j'ai déjà été trop long; Alors va juste faire un tour à Bellefontaine ou à Bagatelle voir si les gens en difficulté n'ont pas besoin d'être assistés.
Deux: je n'ai jamais écrit que les bobos ne sont pas des entrepreneurs, mais qu'il en manque au Capitole. Pour gérer une ville de 400000 habitants, je pense qu'il en faut un peu, désolé. Je ne les ai pas encore vus à l'oeuvre. Quand je vois qu'en 9 mois aucune décision sur des grands projets n'a été prise, à part suspendre l'allongement la ligne B de métro, je m'interroge.
Trois: pour les assistés sociaux, attends de lire le billet qui leur sera consacré. Les bobos n'ont pas le monopole du coeur.
On devrait se réjouir de la montée en puissance du vélo en ville. Tu as dit dans un comm "si on écoutait les Verts, on serait encore à l'âge de pierre". N'empêche, Vert ou pas Vert, un peu de conscience écolo (je préfère le mot environnementale, moins connoté) devrait tous nous atteindre.
Comme je dis souvent, les articles visant à mettre des gens dans des cases est contre-productif. Cela permet juste d'éviter les vrais débats. Il aurait été plus intéressant que tu argumentes ton aversion au développement du vélo en ville (c'est, comme pouv, comme cela que j'ai compris le sens de ton billet), que de chercher à démontrer que ce développement est un fait "bobo".
De la même manière tu glorifies les entrepreneurs en les opposant à ceux qui ne le sont pas (là aussi, j'ai eu la même lecture que pouv). Cela me paraît maladroit comme toute stigmatisation qu'elle soit positive ou négative. En plus, tu te contredis dans tes opinion puisque pas mal de bobos peuvent être entrepreneurs et vice-versa.
Mais bon, j'ai surement mal compris moi aussi...