Marre des bouchons?
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Source: http://croireenlavenir.unblog.fr/
"J'ai décidé il y a deux jours de renoncer à mon mandat de députée, car je suis en cumul de mandat, pour continuer l'action au conseil régional, c'est un
nouveau départ, nous avons quatre ans pour reconstruire", déclarait la députée-maire de Montauban le soir de sa défaite aux régionales.
Dix mois plus tard, Brigitte Barèges démissionne du conseil régional pour conserver son mandat de députée.
Electeurs et électrices de Midi-Pyrénées, je vous ai trahis ! Mais je ne suis pas la première, ni ne serai la dernière, car je ne suis pas comme vous née de la dernière pluie.
Toulouse, le 27/01/11
Madame, Monsieur,
Au mois de mars 2010, vous avez été très nombreux à exprimer votre confiance dans le projet porté par les listes « Osons Midi-Pyrénées ».
Depuis cette date, mes collègues et moi-même nous sommes attachés à mettre en place une organisation efficace au service d’une opposition que nous avons voulue constructive mais vigilante. Durant
cette période à la tête du groupe, j’ai tout mis en œuvre pour que le groupe d’opposition à la Région sorte de l’anonymat dans lequel il était plongé depuis trop longtemps et que notre travail
trouve un écho toujours plus large. Le nombre croissant de messages de soutien qui nous sont adressés nous indique que nous sommes certainement sur la bonne voie.
Aujourd’hui, en dépit de tentatives de déstabilisation, le groupe « Osons Midi-Pyrénées » est plus que jamais uni. Il est reconnu comme un interlocuteur exigeant et au travail au sein de
l’assemblée régionale.
Pour autant, la loi sur le cumul des mandats ne me permettant pas de continuer à assurer l’ensemble des mandats pour lesquels j’ai été élue, le temps des choix difficiles est venu.
C’est vers vous, qui m’avez accompagnée depuis le début de cette aventure régionale, que je souhaitais me tourner en tout premier lieu.
Dans quelques jours, je dois en effet choisir entre mon mandat de maire de Montauban, de député de Tarn-et-Garonne ou de conseiller régional.
Pour des raisons évidentes, j’ai toujours indiqué que le mandat de maire de Montauban était celui qui m’était le plus cher : mandat du cœur, de l’action, de la confiance renouvelée en 2008, que
je souhaite mener jusqu’à son terme.
Il restait alors à savoir dans lequel des deux mandats, celui de chef de file de l’opposition régionale ou de député, mon action serait la plus utile. Car, il
ne s’agissait pas ici de choisir entre tel mandat ou tel autre. Ce n’est pas sur ce plan que je me place. La seule question qui m’a guidée ces dernières semaines était de savoir à quel endroit je
serais la plus utile pour continuer à défendre notre région mais également pour être au service de ma famille politique et de nos valeurs.
Ce choix n’appartenait pas à moi seule car, dans une région où les enjeux sont si importants et les élections si difficiles, il aurait été irresponsable de prendre cette décision à la lumière de
mes seules analyses.
Il ressort des échanges et des réflexions conduites avec mon groupe régional et des instances de l’UMP nationales que notre région a besoin d’une opposition
dynamique et déterminée* mais également du soutien des parlementaires de la majorité présidentielle. Les 8 départements, où les députés de la majorité présidentielle sont si peu nombreux
(4 seulement), tous les territoires de cette région, doivent pouvoir s’appuyer sur des relais efficaces auprès du gouvernement pour faire progresser les dossiers. C’est pour ces raisons
qu’il m’a été demandé de conserver mon mandat de député.
Cette décision, je la prends avec beaucoup de regrets mais avec responsabilité en sachant que les autres élus du groupe constituent un groupe uni, solide et
motivé.
Mais cette décision n’est pas un renoncement.
Je ne me résous pas à tourner le dos aux enjeux et problématiques qui m’ont passionnée au cours de ces
derniers mois de campagne puis de mandat.
Je ne renonce pas à me battre pour que la région Midi-Pyrénées redevienne le moteur qu’elle a longtemps été, sur le plan économique notamment, pour notre pays.
Je continuerai donc, à ma place, à prendre part aux débats d’intérêts régionaux mais aussi à préparer la reconquête des territoires avec un projet que nous aurons à écrire ensemble et que nous
aurons à défendre lors des rendez-vous électoraux.
Les prochaines années seront déterminantes sur le plan politique. Le printemps 2011 sera marqué par les élections cantonales et certains conseils généraux
pourraient voir leurs équilibres profondément modifiés. L’automne sera consacré aux élections sénatoriales et l’enjeu n’est pas mince car de ce scrutin dépendra la couleur de la majorité au
Sénat. 2012 sera stratégique avec les prochaines élections présidentielles et législatives. Enfin, en 2014, nous serons appelés à élire pour la première fois les conseillers territoriaux qui
assumeront à la fois le mandat de conseiller général et de conseiller régional.
Pour chacun de ces scrutins, en qualité de maire de la deuxième ville de cette région mais également de parlementaire, j’ai l’intention d’apporter ma contribution pour faire gagner la famille
politique à laquelle j’appartiens et le projet que nous aurons écrit.
Je suis plus que jamais déterminée à servir la région Midi-Pyrénées et les midi-pyrénéens.
Brigitte BAREGES

Source: La Dépêche
Brigitte Barèges: neuf mois et puis s'en va !
"Neuf mois après le scrutin régional et les procédures en annulation qu'il avait provoquées, le Conseil d'État a
rejeté, le 30 décembre 2010, les recours introduits par le Front national, Brigitte Barèges et un particulier. La conséquence de cette décision qui doit faire sous peu l'objet d'une
notification officielle est double : elle valide d'une part la victoire électorale de la gauche et de Martin Malvy, mais elle contraint d'autre part Brigitte Barèges, députée-maire (UMP) de
Montauban et conseillère régionale, d'abandonner l'un de ses trois mandats en application de la loi anti-cumul.
En remerciant, au soir de sa défaite, les électeurs de Midi-Pyrénées dont elle avait obtenu les suffrages, l'élue avait alors annoncé son intention de renoncer à ses responsabilités parlementaires et de se consacrer uniquement à ses mandats locaux. Mais encore fallait-il attendre le jugement du Conseil d'État, ce qui est désormais chose faite.
À l'heure du choix, c'est pourtant l'institution régionale que Brigitte Barèges s'apprête à quitter. Elle dispose d'un délai de trente jours pour se mettre en conformité avec la loi.À la faveur de la visite de Nicolas Sarkozy, jeudi 13 janvier à Toulouse, Mme Barèges feindra de remettre son avenir politique entre les mains du Président de la République, qui la considérera évidemment plus utile pour l'UMP à la mairie de Montauban et à l'Assemblée."
Le jour où les femmes politiques tiendront leurs promesses,
les coqs auront des dents !
Les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient !
Merci à Pat pour l'info (source La Dépêche)
Le suspense n'aura pas duré longtemps.
Montauban. Un tour de passe-passe au profit de Brigitte Barèges
Brigitte Barèges, députée maire (UMP) de Montauban, devrait bénéficier d'un habile tour de passe-passe pour éviter une élection législative partielle dans le Tarn-et-Garonne qui risquait d'être
défavorable au parti au pouvoir.
On sait que Brigitte Barèges, élue au conseil régional de Midi-Pyrénées, souhaite effectivement siéger dans cette assemblée. Mais elle tombe ainsi sous le coup de la loi concernant le cumul des
mandats. En foi de quoi elle avait promis d'abandonner son mandat de députée - ce qui entraînait une élection législative partielle. Seul un recours contentieux, engagé sur les dernières
élections régionales par le Front national, lui permettait de garder provisoirement tous ses mandats jusqu'à ce que soient définitivement validés les résultats de ces élections - un « répit »
d'environ six mois.
Or, Brigitte Barèges vient d'être chargée d'une mission temporaire auprès de la secrétaire d'État à la Famille. Un décret qui tombe à pic : en effet, la députée peut très bien cumuler son
mandat et l'exercice d'une mission… durant six mois. Passé ce délai, il est possible de prolonger sa mission auprès du secrétariat d'État à la Famille, et, dans ce cas, la députée de Montauban
cèdera son siège à son suppléant - il s'agit d'une procédure automatique qui évite de déclarer « vacant » le siège de Brigitte Barèges pour cause de cumul de mandat, et qui évite par voie de
conséquence d'en passer par une élection législative !
Après le mensonge de Brigitte Barèges, qui n'a pas abandonné son mandat de député après les régionales, une nouvelle trahison électorale se profile. Le bon Martin
Malvy, avec ses airs de Sainte Nitouche, préparerait activement sa rétraite de sénateur. Il n'est jamais trop tard pour arrondir ses fins de mois, même à 75 ans!
L’hebdo haut-garonnais La Voix du Midi dévoile, dans son édition du 24 juin, une info qui va sans doute faire son effet dans le Landernau politique de la région. Selon la Voix du Midi donc, Martin Malvy aurait confié au patron du PRG Jean-Michel Baylet son désir d’être candidat aux sénatoriales de 2011 dans le Lot, sa terre natale. Après tout, le poste de sénateur est le seul mandat de la République qui manque à la carrière du président de Région : il a goûté (et gagné) à toutes les élections directes qu’on peut imaginer, des municipales aux législatives en passant par les cantonales, les régionales… Sans oublier le conseil communautaire de Figeac qu’il préside, et bien sûr les postes ministériels qu’il a occupés sous la présidence de François Mitterrand.
Martin Malvy au Sénat, ce serait "un secret de Polichinelle" selon les témoignages (anonymes) recueillis par notre confrère. Reste qu’en cas d’élection, M. Malvy devra se plier à la règle du non-cumul de mandat décrétée par le Parti socialiste pour 2012. Lâchera-t-il la Région qu’il préside depuis 1998 ? Rien n’est sûr, mais déjà des noms circulent pour une éventuelle succession : le Vert Gérard Onesta par exemple – d’ailleurs, lors du ralliement d’Europe Ecologie au PS pour les régionales du printemps dernier, l’idée d’un Martin Malvy confiant, en cours de mandat, les rênes du Conseil régional à l’ancien vice-président du Parlement européen avait circulé. Mais d’autres noms, entrant également dans le champ des possibles, sont avancés par la Voix du Midi.
Matin Malvy, ardent défenseur de la retraite à 60 ans.
Source: 20 minutes.
Après avoir promis d'abandonner son mandat de députée pour siéger au conseil régional, Brigitte Barèges semble désormais hésiter. Souhaiterait-elle en secret que son élection soit invalidée, ce qui lui permettrait de conserver un mandat de députée beaucoup plus lucratif? Va-t'elle se la jouer comme Cohen en remettant le sort de son mandat de députée à son parti, qui s'empressera de ne rien décider?
C'est dans tous les cas encore un bien mauvais exemple à ne pas suivre. Le jour où les hommes ou femmes politiques tiendront leurs promesses, les poules auront des dents !
Cumul des mandats: petits arrangements.