Marre des bouchons?
Rejoignez cette communauté!
Marre des bouchons?
Rejoignez cette communauté!
Communiqué de presse de Jean-Michel LATTES Ancien Maire délégué du Quartier 7
Circulation à Toulouse : chronique d’une catastrophe annoncée ... Maintenant on y est !!!
Il y a quelques mois je diffusais un communiqué intitulé « Circulation à Toulouse : chronique d’une catastrophe annoncée ». Je le complète aujourd’hui car la catastrophe annoncée se produira dans quelques jours et devrait s’accentuer au regard de l’absurdité des mesures prises sans logique ni cohérence.
Les propos du Président de la SMAT- Maire adjoint de Toulouse – Joël Carreiras, sont toujours de nature à inquiéter les Toulousains. Il se réjouit maintenant d’une baisse de la circulation autour du chantier du Tramway… oubliant l’effet transfert de ce type de travaux n’induisant nullement une baisse durable des flux.
L’adjoint à la circulation, Bernard Marquié, n’est pas en reste en évoquant des transferts de flux vers la rocade dont on mesure tous les jours la saturation.
Le « pompon » revient cependant au Maire de Toulouse qui, évoquant les problèmes de circulation, nous annonce que l’"on va entendre parler du pays"…
Il convient de reconnaitre un moment de lucidité chez Pierre Cohen dans cette réflexion quelque peu surprenante.
La concomitance de chantiers sans cohérence ni logique devrait provoquer la catastrophe dont je parlais déjà lors de l’annonce du lancement du chantier de la ligne G. Le choix de combler le passage souterrain de Saint Michel va accentuer ce blocage.

Avec de multiples impacts pour les usagers (Quel trajet pour les bus 12 et 52 ?) et entrainer une fragilisation évidente des commerces de proximité ne bénéficiant plus de la clientèle de passage ! Les chantiers Pargaminières - Romiguières, Pont Saint Michel, Rue Valade, Allées Jules Guesde, Capitole, Alsace… et bien d’autres encore… sont lancés sans coordination ni cohérence.
Lorsque je dirigeais le service circulation de la ville de Toulouse, je présidais – tous les 15 jours – une réunion regroupant les principaux acteurs de la circulation à Toulouse. On y trouvait les techniciens de la ville de Toulouse, la chambre des métiers et la chambre de commerce, les taxis, le Samu, Tisséo, les déménageurs, les transporteurs… A chaque réunion nous analysions le bilan des incidents passés et nous évoquions tous les dossiers à venir… Le débat était technique et permanent.
Ces réunions n’ont plus lieu et les chambres consulaires n’ont même pas été consultées lors de la présentation du projet de la ligne G ! De fait, de multiples problèmes quotidiens se posent aujourd’hui avec des calendriers de travaux bloquant les toulousains et sans aucune coordination…
Une ville sans mobilité est une ville qui meurt. L’impact des blocages annoncés sera dramatique pour le commerce et la vie du centre ville. C’est désormais le Père Ubu qui gouverne le centre ville et qui en organise le fonctionnement.
Projets absurdes, absences de solutions aux problèmes quotidiens, aucune concertation avec les véritables acteurs de la circulation à Toulouse… Nul doute qu’en matière de circulation à Toulouse, Pierre Cohen écrit aujourd’hui la chronique d’une catastrophe annoncée et, hélas, désormais inévitable.

En 2010, le magazine Auto Plus a classé Toulouse 3ème au palmarès des villes de plus de 100000 habitants les plus embouteillées de France, derrière Orléans et Nantes.
En 2011, Toulouse était classée la 5ème ville la plus embouteillée d'Europe (Le Post).
En 2012, Toulouse entend bien occuper la tête du palmarès national, tant chasser la voiture semble devenu un enjeu idéologique dans la ville rose:
- Création d'un ligne de tramway (chambardement), qui divisera par deux les voies de circulation permettant d'accéder au centre ville.
Fermeture le 13 février 2012!
- Multiplication des couloirs de bus au détriment des voies de circulation.
Pont-Jumeaux
- Abandon du grand contournement de la ville: "Plus il y a de voies, plus il y a de voitures. Et le temps de réaliser une telle structure, elle serait saturée dès son ouverture" a récemment rappelé Joël Carreiras (Touleco), adjoint au maire de Toulouse et président de la commission déplacements et transports du Grand Toulouse.
- Aucun projet pour relier la rocade Arc-en-ciel à l'A64 (rocade inachevée)
- Futur Plan de Déplacement Urbain en perte de vitesse avec 1.4 milliards d'investissements sur la période 2011/2020 contre 2,4 milliards sur la prériode
2001/2010 (JLMoudenc)
Projets absurdes, absences de solutions aux problèmes quotidiens, blocages idéologiques,... En matière de circulation, la municipalité de Toulouse va droit dans le mur!

Profitant des vacances de Noël en famille, Pino a eu le plaisir de redécouvrir et de faire découvrir à ses invités quelques beaux monuments de la région.
Parmi ceux-ci, la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi et la basilique Saint-Sernin de Toulouse constituent deux étapes incontournables.
Les deux édifices religieux présentent quelques points communs.
Joyau de la ville rouge, Sainte-Cécile est classée avec la cité épiscopale d'Albi sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 31 juillet 2010.
Joyau de la ville rose, Saint-Sernin est également inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis 1998.
Les deux monuments sont un atout touristique pour les deux villes. Pourtant, Saint-Sernin connait une désaffection relative par rapport à sa grande soeur d'Albi.
Depuis son classement à l'UNESCO et la rénovation de son site, le nombre de visiteurs de Sainte-Cécile ne cesse de croitre, pour dépasser désormais les 600 000 visiteurs annuels.
"Délaissée de tous les projets architecturaux de la ville" (La Dépêche), Saint-Sernin stagne péniblement à 150 000 visiteurs annuels. Pas de quoi casser des briques!
Comment expliquer une telle différence?
Pino s'est mis dans la peau d'un Busquets
amateur pour tenter de percer le mystère de la désaffection de Saint-Sernin et du succès de Sainte-Cécile.
Observez bien les deux sites vus du ciel. Que remarquez-vous?
Ben pas grand chose, que du rouge ou du rose, un écrin de pincées de tuiles et des enceintes fleur de corail que le soleil arrose, comme chantait
Nougaro.
Redescendons donc un peu sur terre...
Les deux édifices offrent une caractéristique intéressante pour le touriste.
On peut en faire le tour!
Pino Busquets s'est donc glissé dans la peau d'un touriste studieux, afin d'ausculter incognito les deux merveilles sous leurs plus belles facettes.
Et c'est ainsi
qu'éclata la vérité aux yeux du public médusé. Pas besoin d'être grand urbaniste pour deviner ce qui cloche!
La basilique Saint-Sernin est boudée, car on ne la voit pas. Masquée par deux rangées d'arbres, deux rangées de bagnoles, quelques poteaux ou éclairages
monumentaux,... il est devenu presque impossible de la prendre en photo sans objet disgracieux pour gâcher la perspective.
La basilique Saint-Sernin est boudée, car il est difficile d'en faire le tour sans être écrasé par la présence oppressante du mobilier urbain.
La basilique Saint-Sernin est boudée, car il est difficile de s'en approcher sans se concentrer sur l'état de la chaussée pour ne pas trébucher.
Bref, vous l'aurez compris, la basilique Saint-Sernin, à l'instar de l'Hôtel-Dieu, du Pont-Neuf, de l'église des Jacobins, des façades du Lycée Pierre de Fermat,... est laissée dans son vieux jus, sans aucune perspective de rénovation ou de valorisation de ses abords.
Il ne suffit pas de se doter de grands urbanistes ou paysagistes pour faire de Toulouse une grande métropole européenne. Sans un bon cantonnier, un bon ravaleur de façades, ou un bon éclairagiste de monuments, Toulouse restera une éternelle ville de ploucs aux yeux de ses téméraires visiteurs.
Et pourtant, sauf erreur, à Toulouse comme ailleurs,
le monde est entré dans un nouveau millénaire...!
Créée en 1917 par Madame Castéla, la librairie phare de la place du Capitole est dirigée depuis quarante-cinq ans par la famille Blanc. Elle devrait fermer en
février 2012.
Le propriétaire des lieux fait simplement valoir son droit d'éviction et va payer une indemnité à Castéla pour récupérer le local. Libre à lui ensuite de relouer
les locaux au commerce de son choix. Mais les loyers ayant explosé autour de la place, il est peu probable qu'un commerce indépendant s'installe. Ainsi nous aurons peut etre un enième magasin de
téléphones ou d'habits bon marché ...
La librairie Castéla est une enseigne emblématique de Toulouse. De simple librairie de quartier fondée en 1917 par Madame Castéla, elle est devenue au fil des
années, une façade phare de la culture étirée sur 1 800 m2 vouée à la littérature, aux manuels scolaires et universitaires. Sans oublier une boutique dédiée à l'écriture. Une enseigne inscrite
dans le peloton de tête des librairies de l'Hexagone et l'une des plus importantes sur la ville. Une trentaine de salariés travaille chez Castéla : « C'est à eux que je pense en ce moment »,
ajoute Georges Blanc.
NOUS DEVONS NOUS MOBILISER POUR PERMETTRE A CETTE BELLE LIBRAIRIE DE CONTINUER A FONCTIONNER !
Signez cette pétition et faites la signer autour de vous.
Contre la fermeture de Castela à Toulouse !
http://www.galeriegraal.com/galerie-art-contemporain-peinture--lo-librairie-castela
Source: Les Echos
Toulouse vient de passer à la vitesse supérieure en matière de dépenses culturelles. Avec 16.8% du budget municipal, la mairie a augmenté l'enveloppe allouée à la culture de 5 % en 2011, à 117 millions d'euros.
Toulouse se retrouve ainsi au même niveau que Bordeaux ou Lyon, qui consacrent autour de 17% de leur budget à la culture (Toulousoscopie).
Ce n'est pourtant pas encore la révolution culturelle à Toulouse, même si quelques projets prennent enfin forme. Mais où passe donc notre argent?
Dans le quartier de Borderouge, une scène des musiques actuelles ouvrira fin 2013, avec une salle de concert de 500 places et des studios de répétition et de préproduction, pour un coût de 6 millions d'euros.
La ville ouvrira aussi en 2014 une Maison de l'image de 6.000 mètres carrés pour un coût estimé à 16 millions d'euros. La Maison de l'image accueillera des artistes "en résidence dans le quartier du Mirail" et abritera des salles d'exposition et un pôle de création de photo, d'audiovisuel et de jeux vidéo.
D'autres projets restent à toujours à quai, pour cause de négotiation bloquée avec l'Etat, qui ne peut se permettre de brader ses actifs face à une crise de la
dette de plus en plus sévère.
La cité de la danse dans l'ancien hôpital La Grave bute ainsi sur le prix de vente de 18 millions d'euros du bâtiment classé. La reconversion de la prison Saint-Michel, toujours en panne d'idées, bute également sur le prix de cession.
Pierre Cohen attendrait-il l'échéance présidentielle pour décider de casser ou non notre tirelire pour ces deux projets? Qui sait, un Etat socialiste et ses recettes magiques pour résorber la dette pourrait peut-être faire cadeau des deux bâtiments à la ville de Toulouse?
A l'heure où l'Etat et les français doivent songer à se serrer sérieusement la ceinture, on peut tout de même s'interroger sur l'importance des sommes allouées à
la culture par nos municipalités, départements, ou régions. La culture oui, mais à quel prix et pour quoi faire? La France a-t'elle encore les moyens de consacrer de tels montants pour distraire ses citoyens ou entretenir une armada d'intermittents
de la récréation?