Marre des bouchons?

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 19:21

Source: La Dépêche

Sécurité. La police municipale pourrait terminer ses missions à minuit conformément à la nouvelle convention voulue par la ville et attendue fin février.
sherifhavrin.jpgAlors que les agressions nocturnes au centre-ville ont tendance à augmenter, les policiers municipaux pourraient prochainement se retirer du terrain après minuit. Ce projet est l'un des nombreux points forts figurant dans la nouvelle convention entre la police nationale et les agents municipaux. La convention attendue pour la fin février doit jeter les bases des nouvelles prérogatives dévolues aux policiers municipaux. Et parmi elles, la fin des missions de nuit fait déjà grincer les dents de bon nombre de municipaux qui y voient « l'abandon pur et simple d'une mission de service public. » Depuis 2008, la nouvelle majorité n'a jamais caché ses intentions concernant la refonte de la police municipale. « On veut une police de proximité, de médiation qui œuvre pour la tranquillité publique et non une police de maintien de l'ordre », assène Jean-Pierre Havrin, l'élu en charge de la police municipale à Toulouse. En clair, les questions de sécurité sont du ressort de l'État, donc de la police nationale. Une vision régalienne soutenue depuis le début par la nouvelle majorité PS qui souhaite donc en finir avec le mélange des genres. Préoccupée par les problèmes liés à la consommation d'alcool la nuit, à l'origine de nombreux faits de violence, la préfecture attend les nouvelles propositions de la ville. Mais un retrait des municipaux de minuit à 5 heures du matin au centre-ville signifierait une baisse de la présence policière aux endroits et à des heures sensibles de la nuit. Aujourd'hui, 20 à 25 agents sillonnent l'hyper-centre après minuit. « C'est vers 2 heures du matin, que les événements s'accélèrent car il faut gérer les sorties de bar, les nuisances sonores et faire respecter les arrêtés municipaux », assure Didier Cabanié, délégué régional du syndicat UNAPM qui craint une diminution de salaire si les missions de nuit sautent. Des rondes nocturnes dont le coût pour la ville est estimé à environ 350 000€. « Une somme qu'il faudra de toute façon restituer aux agents pour qu'ils ne perdent pas d'argent », poursuit le syndicaliste. 

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Par Pino - Publié dans : Inaction municipale - Communauté : Bien à Toulouse
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