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Source: L'Express
L'Express vient de décerner à Toulouse, le titre peu enviable de "capitale de la biture". La presse nationale s'intéresse enfin à notre cité !
Sous l'oeil bienveillant de Pierre Cohen et de sa clique d'adjoints fantoches, le centre de la ville rose se transforme chaque fin de semaine en un bar géant, où tous les débordements sont permis.
Visite guidée:
Toulouse, place Saint-Pierre. Les tireuses à bière des cinq bars tournent à plein régime. Quand vient l'heure de baisser le rideau, les serveurs n'hésitent pas à verser le doux breuvage dans des gobelets en plastique, incitant les jeunes à poursuivre les réjouissances en plein air, sur les rives du fleuve. Les fêtards font aussi le plein dans les épiceries de nuit, qui pullulent autour de la place. "Il y a trois ans, nous devions parcourir la ville pour acheter à boire, témoigne Pierre, étudiant toulousain. Maintenant, pour s'approvisionner, rien de plus simple!" Dans les rayons de ces supérettes, ni haricots ni petits pois: plutôt gin, tequila et vodka, que les échoppes n'hésitent pas à distribuer après 22 heures, bravant l'interdiction municipale.
"On recense aujourd'hui une cinquantaine d'épiceries de nuit à Toulouse, alors qu'elles n'étaient qu'une dizaine dans les années 1990. "
La réponse de Jean-Pierre Havrin est édifiante:
"Pas question de fermer Toulouse le soir, tempête Jean-Pierre Havrin, adjoint au maire chargé de la sécurité. La fête fait partie de notre identité."
La brillante analyse de Jean-Paul Makengo a de quoi laisser pantois (La Dépêche):
"Comme tous les commerces, les épiceries de nuit contribuent à tisser du lien social sur la ville. C'est indéniable. Un aspect social peut-être encore plus nécessaire aujourd'hui qu'hier. Les épiceries de nuit sont aussi des lieux où l'on peut s'approvisionner à des heures tardives. Dans une ville, la nuit, l'activité de commerces sécurise le passant."
Et le meilleur pour la fin... Selon Romain Cujives, l'alcoolisation des jeunes serait liée au stress des études et à la précarité croissante des étudiants.
C'est bien connu, moins on a de moyens financiers, plus on picole!
Bitures 2008-2010: le bilan