La méthode Barèges
Après une longue période de silence, durant laquelle je n’ai publié aucun article dans le Petit-Journal ou sur mon blog personnel, je viens d’accorder une interview au journal Libération (bureau de Toulouse). De cette interview, le journaliste Gilbert Laval a tiré un article qu’il a intitulé « Les malheurs de Brigitte en son pays de Montauban » et accessible à l’adresse suivante : LibéToulouse
Droit dans le mur
Personne ne semble plus être en mesure de ramener Brigitte Barèges à la raison, alors même que chacun peut constater qu’elle conduit l’UMP droit dans le mur. Aucun parlementaires midi-pyrénéens (Dominique Baudis, Bernard Carayon, Yves Censi, Alain Chatillon, Aymeri de Montesquiou) n’a par exemple assisté à la première grande réunion publique de Brigitte Barèges. Pas même la présidente de la fédération UMP de Toulouse. Les maires d’Albi et de Castres étaient absents, de même que le parti du Nouveau Centre. Les chasseurs de CPNT Midi-Pyrénées viennent pour leur part d’indiquer qu’ils ne souhaitent «aucunement s’inscrire aux côtés de la chef de file UMP aux méthodes toujours aussi radicales ». Pendant que France Ecologie (parti associé à l’UMP) annonçait qu’il cessait toute contribution à la campagne de Brigitte Barèges. La « méthode Barèges » reçoit désormais les honneurs de la presse nationale spécialisée. Ainsi le très sérieux site Profession Politique, qui est consulté par tout ce que la France compte de cabinet ministériels et d’Etat-majors politique, vient d’indiquer que, selon un membre éminent de la Commission Nationale d’Investiture de l’UMP, « le cas de la région Midi-Pyrénées (est) particulièrement tendu ». Et cette personnalité politique nationale d’ajouter : « Le style et les décisions de Brigitte Barèges, cheffe de file UMP dans la région, sont loin de faire l’unanimité. » : Profession Politique
Vous avez dit « ouverture »
Le 17 décembre, alors qu’elle vient de réaliser ce qu’elle présente comme étant « le coup du siècle » en annonçant
que la liste de l’UMP en Tarn-et-Garonne sera conduite par un transfuge des radicaux de Gauche, Brigitte Barèges explique qu’elle suit l’exemple donné par le Président de la République,
Nicolas Sarkozy : LeFigaro . Mais
qui a entendu Nicolas Sarkozy préconiser l’ouverture des listes de l’UMP à des candidats de gauche aux régionales de 2010 ?… Personne évidemment. Nicolas Sarkozy a pratiqué
l’ouverture en nommant des Ministres, et il a encouragé l’ouverture durant les dernières municipale ; Mais il n’a jamais demandé à quiconque de pratiquer l’ouverture sur les listes
UMP aux régionales. Et ceci, il me semble, pour une raison extrêmement simple : le nombre de place éligible à une élection municipale est sans commune mesure avec le nombre de
place éligible à une élection régionale. Prenons le cas de Valence d’Agen et du Tarn-et-Garonne : Aux municipales à Valence d’Agen, la liste qui gagne place 21 conseillers
municipaux ; Celle qui arrive en seconde position en place 6. Aux régionales, le département de Tarn-et-Garonne n’envoi que 7 représentants au Conseil Régional. En cas de victoire,
la liste de l’UMP aux régionales ne peut espérer placer plus de 3 élus. Comment peut-on dans ces conditions pratiquer l’ouverture, alors même que l’UMP doit déjà faire de la place aux
diverses sensibilités qu’elle accueille en son sein (les radicaux valoisiens, le nouveau centre ; France écologie, etc…). Mais il semble qu’en réalité Brigitte Barèges ne
s’inscrive pas dans cette logique. En effet, lorsque Brigitte Barèges indique qu’elle suit l’exemple de Nicolas Sarkozy, elle ne fait pas référence aux municipales, mais plutôt à
Kouchner, Bockel, ou Besson. Ce qui est là une erreur fondamentale. Kouchner, Bockel et Besson ont été « nommés »….Ils n’ont pas été candidats à une élection avec
l’investiture de l’UMP. Autrement dit les choix de Nicolas Sarkozy en la matière n’ont jamais été placé en position d’être sanctionnés par les électeurs. S’agissant de
« nomination », le Président de la République n’a en effet de compte à rendre à personne. Le choix de Brigitte Barèges, lui, est appelé à être sanctionné par les électeurs de
Tarn-et-Garonne. Lesquels risquent fort de ne pas comprendre ces choix, puisque même les cadres de la fédération UMP de Tarn-et-Garonne ne les comprennent pas. Le « solde
électoral » de cette opération pourrait donc être nul, voire négatif. En tous les cas Brigitte Barèges retirera de cette opération un bénéfice extrêmement important à ses
yeux : en sa qualité d’ancien radical de gauche, Thierry Deville est le seul Conseiller régional élu sous la bannière de l’UMP qui ne sera jamais en mesure de lui faire de l’ombre
au sein de la fédération UMP de Tarn-et-Garonne. Une chose est sûre en effet : les militants ne porteront jamais Thierry Deville à la Présidence de la Fédération UMP de
Tarn-et-Garonne. Et « ça », pour Brigitte, ça compte !
De mon avenir au sein de l’UMP
Je suis membre fondateur de la fédération UMP de Tarn-et-Garonne et délégué cantonal à Valence d’Agen, le fief de
Jean-Michel Baylet. Les militants et sympathisants UMP de Tarn-et-Garonne me connaissent. Certains d’entre eux seront certainement surpris par ma démarche, car tout est organisé afin
qu’ils ne sachent rien de ce qui se trame dans les coulisses de la fédération UMP de Tarn-et-Garonne. A peine sont-ils bon à venir placer les chaises dans les salles de réunion, ou à
écouter la bonne parole sans trop poser de questions. Qu’ils n’hésitent surtout pas à me téléphoner sur mon portable au 06 61 79 77 18, je répondrais à toutes les questions qu’ils
voudront bien me poser, sans aucune réserve. Je serais, quoi qu’il advienne, candidat aux cantonales de 2011 à Valence d’Agen, contre J-M Baylet. Y compris sans l’investiture de l’UMP.
J’ai financé la campagne de B. Barèges à hauteur de 4.500€ ; Je suis donc prêt à financer ma propre campagne cantonale. Mes Amis le savent : Je ne me suis jamais couché devant
Jean-Michel Baylet ; Ca n’est pas pour me coucher aujourd’hui devant une Brigitte Barèges déloyale et autoritaire.
Nicolas Pompigne-Mognard


