Marre des bouchons?

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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 10:02
Source: Midi-Pyrénées Démocrate

bayrou.jpgL'ours Bayrou des Pyrénées, espèce menacée d'extinction.

Le premier programme de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées lancé en 2004 s’est achevé le 31 Décembre 2009. On connaît toutes les péripéties de ces dernières années: manifestations et contremanifestations dans une ambiance de polémique souvent très tendue.

On pensait que les choses en resteraient là et qu’il était urgent d’attendre afin de faire une évaluation sereine de la pertinence de cette action. Pourtant, Madame Chantal JOUANNO, Secrétaire d’Etat à l’écologie, sans la moindre concertation vient d’annoncer la deuxième phase du programme de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées : c’est vouloir, depuis Paris, rallumer le feu de manière irresponsable.

Rappelons ici que Melba, le dernier ours des Pyrénées «authentique» a disparu. Les ours réintroduits sont d’origine slovène - les derniers le furent en 2006 - et il faudra bien des années avant qu’ils ne s’adaptent à leur nouvel environnement. En importer d’autres, est-ce la priorité pour les Pyrénées ? Cette priorité ne serait-elle pas plutôt un soutien actif au pastoralisme menacé ? Chacun sait que, souvent, il va de pair pour beaucoup d’éleveurs en hiver avec une seconde activité touristique dans les stations. C’est là que doit porter l’effort afin de revivifier cette activité agricole traditionnelle où la qualité des agneaux s’accompagne d’une production de proximité. Pourquoi pas un label «Agneau des Pyrénées» soutenu par la Région ?

L’ours peut attendre chez lui dans sa forêt natale. Les bergers pyrénéens ne peuvent plus attendre qu’on vienne les sauver sur les pentes des montagnes qui les ont vus naître !

La danse du Bayrou.

Par Pino - Publié dans : Bayrou de l'infortune - Communauté : Bien à Toulouse
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Commentaires

Une information dont personne ne parle pourtant très grave. Au lieu de parler de Freche et s'indigner sur ses propos je vous invite a venir découvrir les propos de Philippe Tesson patron du POINT des propos inadmissibles. www.regionales2010.blogspot.com
Commentaire n°1 posté par monsieur G le 07/02/2010 à 14h43
Pour certains, un budget de 2 millions d'€ par an, aides agricoles comprises (1 bon million), pour une petite population d'ours, c'est environ 2 millions de trop.

Parallèlement, d'autres trouveront que, 12 milliards d'€ par an de subventions destinés à l'agriculture telle qu'on la pratique en France (pollution, éradication d’espèces, etc…), donnent matière à débat…



La France a des devoirs en matière de préservation de la biodiversité auxquels elle ne peut se soustraire, sans perdre le peu de crédibilité qu'elle possède encore dans ce domaine. Et effectivement, cela a un coût.

Le grand hamster, le vison d'Europe, l'ours brun, l'esturgeon, le râle des genêts...pour ne citer qu'eux.

Autant d'espèces pas nécessairement au bord de l'extinction dans le monde, mais très menacées chez nous.

On ne peut pas à la fois dénoncer ceux qui continuent la chasse à la baleine, massacrent les gorilles ou les derniers tigres, et se dispenser de protéger les espèces en voie de disparition sur son sol.


Le dernier programme européen FEDER prévoit sur la période 2007-2013 d’injecter 22 millions d’€ spécifiquement pour la filière agropastorale pyrénéenne.

Ces montants supplémentaires s’ajoutent aux subventions annuellement versées aux éleveurs ovins pour compenser la non rentabilité de leur activité : les 600 000 brebis qui estivent génèrent un montant annuel de subventions de l’ordre de 40 à 50 millions d’€.

Et oui : la viande ovine est devenue le sous-produit de l’élevage de subventions…


La Chambre d’Agriculture de l’Ariège nous rappelle que la mortalité ovine en estives, toutes causes confondues, c’est 6 % du cheptel. Soit bien 30 000 brebis/an dans les Pyrénées. Mais ces pertes là sont manifestement beaucoup moins graves que les 162 brebis imputées à l’ours…


Nos concitoyens consacrent déjà, pour maintenir le pastoralisme ovin sous perfusion, des montants incroyablement supérieurs à ceux mobilisés pour faire en sorte que la France ne devienne pas le premier pays européen à faire disparaître l’ours brun de son sol depuis plus d’un siècle.

Le débat exacerbé sur la place de l’Ours dans les Pyrénées et de son impossible cohabitation avec l’élevage ovin pour certains, tient surtout à la remise en question de la conduite d’élevage en estive (ce qui est encore amplifié par le ressenti d’un manque de considération accordé à cette filière en crise), plutôt qu’à l’importance économique réelle des dégâts enregistrés.


En 2008, la prédation officielle de l'ours est chiffrée à 162 ovins, 1 veau et 40 ruches, méfaits commis pour l'essentiel sur les estives non gardées (comme 70 % environ du total de cet espace d’altitude).

Dans le même temps, les pertes dues à des accidents ou des pathologies, fulgurations, intoxications alimentaires, ou même à certaines négligences comme les myiases (plaies béantes provoquées par des larves de mouches dans les tissus vivants), est de l’ordre de 15 000 à 30 000 bêtes. Il faut y ajouter les conséquences de la fièvre catarrhale ovine, létale pour 15 % à 20 % des effectifs atteints .

(NB : dans le cas de la FCO, l’indemnisation se limite à 58,23 €/brebis UPRA, alors qu’elle s’élève à 180 € si l’ours est en cause pour la même catégorie d’animal, sans compter les primes de stress et de dérangement…)



Il est donc clair que cette espèce sauvage emblématique, jamais domestiquée et donc probablement inutile pour certains, concentre sur elle les anathèmes du parfait bouc émissaire pour situation de crise.


Ceci est une évidence qui va sans dire, mais qui va encore mieux en l’écrivant…


PS : la dernière ourse de "souche" pyrénéenne s'appelait Cannelle, et non Melba.

Curieuse erreur, alors que cet évènement avait fait la une de bien des journaux...
Commentaire n°2 posté par Marc 46 le 08/02/2010 à 21h14
Marc, je vous invite à discuter avec un berger des Pyrénées qui vient de voir son troupeau attaqué par un ours. Certes il est dédommagé pour les brebis égorgées, mais il vit cette attaque comme un viol, il ne peut plus dormir et fait le guêt chaque nuit, ses chiens sont inquiets,... Les brebis survivantes sont traumatisées, elles ne donnent plus de lait,...  Posez la même question à un apiculteur ! Le jour où un promeneur se fera attaquer, venez me réexpliquer votre point de vue.

Les ours slovènes sont complètement déboussolés chez nous, laissons les chez-eux Ils en sont réduits à venir faire les poubelles dans les villages, où à se ballader en plaine. Cette histoire d'ours est une vaste fumisterie de bobos énarques parisiens, qui n'ont jamais vécu à la campagne.

Pino
Ancien conseiller municipal d'Ariège, et apiculteur amateur.
Commentaire n°3 posté par Pino le 08/02/2010 à 22h09
Que d'erreurs dans votre note, que d'erreurs ! Puisqu'il s'agit de tirer un trait sur l'ours, ce qui, à mon avis serait une honte pour les Pyrénées qui perdraient là une bonne part de leur identité, je me permets de réagir pour rétablir quelques vérités :

1 - le premier plan de renforcement date de 1996-97 (3 lâchers dont "Mellba") et non de 2004. Il n' y a rien eu en 2004 (les seconds lâchers, comme vous le dites, ont bien eu lieu en 2006 - 5 lâchers- et depuis, encore rien...).

2 - je vous cite : " il est urgent d'attendre afin de faire une évaluation sereine de la pertinence de cette action". Ah... attendre... il est tellement urgent d'attendre que les experts sont unanimes, sans lâcher de 6 à 11 ours dans les trois ans à venir, la population actuelle sera définitivement éteinte en quelques décennies...
Alors attendre est la position hypocrite de ceux qui n'osent pas se dire carrément contre l'ours des Pyrénées et co-responsables de sa disparition définitive...

3 - le plan de réintroduction (renforcement en réalité) ne vient pas de Paris mais aussi des Pyrénées (www.paysdelours.com) et de l'Europe. Bref, l'ours des Pyrénées est un patrimoine autant local, que national et mondial. Les Pyrénéens en sont co-responsables avec le reste de l'humanité !

4 - L'ourse "Mellba" était une ourse d'origine slovène lâchée dans les Pyrénées en 1996. Je suis ravi que vous la présentiez comme une ours pyrénéenne "authentique" car en effet, non seulement elle s'est superbement adaptée aux Pyrénées, mais en plus, elle leur a donné plusieurs oursons, preuve supplémentaire (reproduction réussie au-delà des espérances) de la qualité de l'habitat naturel pyrénéen pour cet animal !

5 - Non seulement Mellba s'est donc magnifiquement adaptée (avec ses deux congénères lâchés en 96-97, elle a donné une douzaine d'ours à nos Pyrénées !) mais en plus, les ours d'origine slovène lâchés en 2006 se sont eux aussi très bien adaptés (exemple : Hvala, femelle qui a déjà donné deux portées de deux oursons, soit 4 ours, depuis 2006 !). Votre phrase sentencieuse "il faudra bien des années avant qu'ils -les ours d'origine slovène- ne s'adaptent à leur nouvel environnement" ne tient pas la route.

6 - En importer d'autres, est-ce une priorité dites vous ? Mais qui a parlé de "priorité" ? On parle de priorité quand cela coute cher, or, les ours lâchés non seulement coutent peu à la collectivité, mais en plus, ils ont permis de créer plus de 100 emplois durables dans les Pyrénées, soit l'équivallent d'une solide PME !

7 - la priorité serait un soutien actif au pastoralisme. En effet, qui dit pastoralisme dit pâtre, donc berger et qui dit ours dit nécessité de garder les troupeaux, donc de postes de bergers. Non seulement ours rime avec berger, mais en plus, grâce au plan ours, plus de 200 (!) postes de bergers ont été créés dans les Pyrénées. Enfin, plus de 50 % du budget de ce plan ours consiste à soutenir le pastoralisme et surtout, regardez l'histoire de l'IPHB en Béarn : c'est grâce à l'ours que 10 millions d'euros ont permis de construire et rénover des dizaines de cabanes de bergers avec  tout le confort nécessaire.
Sans oublier combien le pastoralisme touche déjà en en matière de subventions agricoles (c'est énormes et carrément incomparable avec le coût vraiment minime de l'ours !). OK pour que le pastoralisme touche encore plus de subventions si ses acteurs le souhaitent, mais à condition de cohabiter avec l'ours, ce qui est possible et permet de diminuer les prédations de plus de 90% Vous avez bien lu : depuis la présence de l'ours, grâce aux mesures de protection contre ce prédateur (végétarien à 60-80 % faut-il préciser), les éleveurs qui mettent en place les mesures de protection (payées par l'Etat) ont MOINS de prédation qu'avant le retour de l'ours !
Lire ici :
http://www.paysdelours.com/Dossiers/brochure_Protection_troupeaux.pdf

On pourrait encore lister tous les avantages que le pastoralisme retire de la présence de l'ours (radio-téléphones en Béarn, héliportage gratuit en début et fin d'estive sur tout le massif, etc...etc... le tout payé grâce à l'ours !).

Plusieurs spécialistes du pastoralisme estiment même (et le prouvent) que c'est grâce à l'ours que l'élevage ovin pyrénéen réussit à faire entendre sa voix lorsqu'il s'agit d'obtenir des avantages économiques provenant de l'Etat ou de l'Europe. C'est vrai qu'avant le retour de l'ours dans les Pyrénénes et celui (naturel lui) du loup dans les Alpes, personne ne se souciait vraiment de cette filière en perte de vitesse. La plupart des politiciens s'en fichaient comme de leur première chemise.

8 enfin, et là nous sommes d'accord, vous dites que la qualité des agneaux
s'accompagne d'une production de proximité... et bien je vous renvoie ici :
http://www.agneaubroutard.com/web/2-le-site-des-producteurs-dagneau-broutard.php
Ce sont des éleveurs qui se sont associés pour produir du Broutard EN ACCEPTANT LA PRESENCE DE L'OURS.

Bonne lecture et informez vous en dehors de la presse régionale à la solde des lobbys agricoles productivistes et en dehors des association anti-ours : un monde existe en dehors de ces officines étroites... !

Autres documents d'information :
http://ferus.org/spip.php?article1208
Et :
http://www.paysdelours.com/fr/ours/questions-reponses/lours.html
Commentaire n°4 posté par Patrick PAPPOLA le 12/03/2010 à 22h48
Ravi d'apprendre que Melba a la pêche. Pourquoi ne pas réintroduire les tigres des Pyrénées ou les dinausores pendant que vous y êtes?

Combien les ours coûtent-ils au contribuable chaque année?
http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-Predations-2005-2006.pdf
http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-Predations-2009-Pyrenees.htm

Si les ours vous excitent, je vous conseille ce site:
http://www.bearslife.com/

J'espère que vous reviendrez raconter vos salades quand un de vos plantigrades slovènes aura bouffé un randonneur ou un berger.


Commentaire n°5 posté par Pino le 12/03/2010 à 23h12
Ah... très intéressant de se baser sur le site de Louis DOLLO (pyrenees-pyreneus etc...), militant anti-ours extrême (un homme charmant qui traite les fonctionnaires de "putes" sur un forum public...) pour nous parler du coût de l'ours (qui reste une micro goutte d'eau face aux millions de subventions du pastoralisme que je ne remets pas en question).
Voilà d'autres infos sur le coût de l'ours :
http://paysdelours.perso.neuf.fr/Flash/brochure-questions-ours2.swf

Pour répondre à vos provocations, non les ours ne m'excitent pas, ils font simplement partie du patrimoine pyrénéen et au-delà. Je tiens à ce que mes enfants puisse connaitre cet animal dans les Pyrénées comme j'ai la chance de le connaître.

Pour les bergers et les randonneurs qui se feraient "bouffer" par l'ours, faut-il rire ou s'inquiéter ?
Où avez-vous vu que les ours des Pyrénées (en incluant les pyrénéens d'origine slovène) "bouffent" des gens ? Dans quel film ? Au Far-West, avec des grizzlys mais nous sommes ici en présence d'ours d'Europe qui n'ont ni la même morphologie, ni le même comportement que ces grosses bêtes américaines... révisez vos Pyrénées ! Dailleurs, les ours d'origine slovène sont de la même lignée génétique que les ours pyrénéens autochtones et se reproduisent les uns avec les autres, c'est ainsi que l'ours "Néré", descendant de la femelle "Ziva" (lâchée en 96-97) et du mâle Pyros (lâché en 96-97) est allé sauver l'ours pyrénéen autochtone en donnant un ourson à la denrière femelle pyrénéenne de souche, Canelle. Cet ourson est donc celui qui a survécu à l'abattage de Canelle par un chasseur peu scrupuleux (il savait que l'ours était là, il a maintenu sa battue).

Pour le tigre et le dinosaure... Faut-il vraiment répondre tant c'est facile ? Le tigre ne fait pas partie de la faune pyrénenne contrairement à l'ours et les dinosaures non plus en précisant que ces denriers ont définitivement  disparu, ce qui n'est pas le cas de l'ours des Pyrénées, le saviez vous ?
Enfin, je m'attendais à un minimum d'arguments de votre part, je n'ai que des contre-sens outranciers... Dommage, je croyais pouvoir dialoguer. Voilà quel genre d'opposant à l'ours, à sec d'argument, déflera demain à Tarbes. Triste pays, vraiment...

Pour terminer vraiment, vous dites que mes propos consistent à "raconter des salades"... je vous défie de le prouver ! Par contre, vous en racontez quelques unes et je l'ai prouvé. Dommage de vous vexer pour autant, au contraire, acceptez le dialogue et surtout, ar-gu-men-tez SVP !
Commentaire n°6 posté par Patrick PAPPOLA le 12/03/2010 à 23h43
Je n'ai pas le temps de me plonger dans les archives de l'ours, désolé.

Tout ce que je sais, c'est qu'ils aiment le miel, les brebis, faire les poubelles, etc... Réintroduire l'ours dans des zones habitées n'est pas raisonnable. Les Pyrénées ne sont pas le grand Ouest américain. Un jour il y aura un accident si on continue à en lacher.

J'ai discuté avec un berger qui s'était fait bouffer 3 brebis, il m'a convaincu.

Simple contribuable, je n'ai pas envie de payer la pension alimentaire des ours.
Les prédations annuelles sont comptabilisées par un Ministère. L'état rembourse les dégats (sans compter le dispositif de surveillance). Ce sont nos impôts. Je pense que l'on a mieux à faire pour préserver la biodiversité que de tenter de réintroduire des espèces disparues.
Commentaire n°7 posté par Pino le 13/03/2010 à 00h05
Je suis mort de rire de voir la faiblesse des arguments de Pino !
Rien le néant.
Je suis rassuré on réintroduira bien d'autres ours dans les Pyrénées.
Commentaire n°8 posté par jean le 13/03/2010 à 03h01
Dites moi combien coûtent ces ourseries, et on en reparle.
Commentaire n°9 posté par Pino le 13/03/2010 à 08h20
Euh... combien coute l'ours, on l'a déjà dit : c'est 4 ronds points par an. Soit une cacahuète.
On peut aussi discuter du coût du pastoralisme et là, on va brasser les millions d'euros. Il faut garder mesure : c'est incomparable !
Garder des ours, c'est au moins aussi important que garder des éleveurs en montagne, surtout que grâce à l'ours, on embauche des bergers, c'est donc davantage d'hommes en montagne (200 bergers embauchés grâce au plan ours). Ces 200 bergers, comme tout le reste, sont évidemment inclus dans ce que coûte l'ours (les 4 ronds points).
Vous irez donc raconter à vos enfants et petits enfants que vous, vous avez décidé de faire une croix définitive sur l'ours des Pyrénées parce que... ça coûte 4 ronds points par an ! Vous ne trouvez pas ça un peu... intenable ?
Commentaire n°10 posté par Patrick PAPPOLA le 14/03/2010 à 21h53
Parmis tous les beaux parleurs défenseurs de l'ours...
Combien vivent dans les pyrénées ?
Combien vivent de l'élevage ?
Combien peuvent être "dérangés" par la présence de l'ours ?
Je pose ces questions parce que ça me parait facile de donner des leçons quand on est pas directement concerné !
C'est un peu facile d'avoir de belles théories pour "implanter" des problèmes chez les autres !
Commentaire n°11 posté par Thierry le 14/03/2010 à 23h05
Puisqu'il est question de coût, voilà une étude très poussée qui remet les pendules à l'heure, c'est le moins qu'on puisse dire !
http://www.buvettedesalpages.be/2008/10/impots.html
Bonne lecture ;-)

P.S : si beaucoup de pyrénéens défendent l'ours, inutile d'être pyrénéen, éleveur ou "dérangé par l'ours" pour avoir la légitimité d'en parler ! L'ours est patrimoine local pyrénéen, mais aussi national, européen et donc mondial ! Chacun a son mot à dire et c'est légitime.
Commentaire n°12 posté par Patrick PAPPOLA le 16/03/2010 à 21h27
Merci pour cette info. On sait donc maintenant que la réintroduction de l'ours coûte 2 millions d'euros par an au contribuable et emmerde une partie des "pyrénéens".

On pourrait en débattre à l'infini. Je suis contre pour différentes raisons, vous êtes pour et c'est votre droit.

Je considèrerai cette politique légitime lorsque l'on aura consulté démocratiquement les principaux intéressés, ceux qui vivent sur le territoire de l'ours. Les ours ne doivent pas servir d'outil marketing aux élus qui veulent se donner une teinte écolo.
Commentaire n°13 posté par Pino le 16/03/2010 à 22h10
Ben voyons !
C'est tellement plus facile de faire la leçon aux autres pour leur expliquer comment ils doivent vivre... et quels animaux sauvages ils doivent cotoyer !

Prenez en un dans votre salon si vous y tenez tant... et laissez nos pyrénées tranquilles !!!
Commentaire n°14 posté par Thierry le 16/03/2010 à 22h14
Thierry, vous simplifiez trop les choses : d'une part il y a toujours eu des ours dans les Pyrénées, d'autre part, 2000 gueulards à Tarbes ne représentent nullement les Pyrénéens (vous et moi non plus d'ailleurs), ensuite, le renforcement de la population d'ours est aussi un projet porté par des Pyrénéens, enfin, faute de référendum, des sondages clairement étalonnés montrent que les pyrénéens sont attachés à l'ours dès lors que l'un des 2000 gueulards de Tarbes ne vient pas les intimider voire les terroriser pour éviter qu'ils ne disent réellement ce qu'ils pensent. Les pyrénéens tiennent majoritairement à l'ours car c'est leur patrimoine naturel et culturel, c'est même l'originalité la plus forte des Pyrénées.
Pino, il ne s'agit pas de "marketing pour élus voulant se donner une teinte écolo" mais bien de patrimoine naturel et culturel aussi important que la Tour Eiffel ou la Joconde ! On restaure lesmonuments, on doit aussi restaurer la nature outragée.
Tout à un coût, l'ours aussi, mais par rapport à tant de choses, le coût de l'ours c'est vraiment une cacahuète, soyez honnêtes les gars !
Commentaire n°15 posté par Patrick PAPPOLA le 16/03/2010 à 23h13
Patrick, je suis d'accord pour restaurer la nature outragée, et même à y consacrer une partie de mes impôts.

Mais pour l'ours cela me semble utopique. Les pauvres ours Slovènes qu'on a laché dans les Pyrénées sont déboussolés. On les retrouve en plaine, en train de faire les poubelles dans les villages, à tomber des falaises... Il nous manque de grands espaces inhabités pour réintroduire l'ours.
Commentaire n°16 posté par Pino le 16/03/2010 à 23h52
Vous aussi Patrick vous simplifiez trop les choses !
Les pyrénées se sont passées de ce que vous appelez "le patrimoine écologique et culturel" pendant plus de 100 ans... ça n'a pas déboussolé ni le climat ni l'équilibre écologique dans NOS montagnes !
Votre référendum est utopique... si c'est pour demander à des parisiens si il faut un ours dans les pyrénées ça n'est pas la peine... et ceux que vous appelez les "gueulards" sont d'une part bien plus de 2000 et d'autre part, subissent les nuisance de l'ours au quotidien !
Si vous souhaitez en approcher 2 ou 3 jours par ans, il y a pour cela des "réserves naturelles" mais fouttez la paix à ceux qui vivent dans et de NOS montagnes !
De plus, comme le dit Pino, les ours se rapprochent de plus en plus de la plaine jusqu'à venir fouiller les poubelles dans les agglomérations... ça n'est pas viable sur le long terme surtout, si en poursuivant les ré-introductions, on multiplie les risques !
Nos anciens savaient pourquoi ils chassaient les ours... ils en connaissaient le dangers et bien souvent en ont payés le prix... ça n'est pas pour les remettre aujourd'hui !
La comparaison va certainement vous paraitre hasardeuse mais en 40, nos pyrénées ont aussi eu les nazis... nos anciens ont aussi fait en sorte de les chasser... ils savaient aussi pourquoi... et ils en ont aussi payés le prix... voulez vous les ré-introduire eux aussi... pas au nom de l'écologie bien sur mais simplement au nom de l'équilibre idéologique  ?!
Commentaire n°17 posté par Thierry le 17/03/2010 à 08h57
Les nazis...!!! Si on en est là, que voulez vous de plus ? C'est complètement hors de propos et disproportionné voire insultant envers les victimes des nazis...
Tes arguments ne tiennent pas la route, Thierry, j'y réponds point par point dès que j'ai le temps, en attendant, ce texte explique bien des choses :
http://ferus.org/spip.php?article1892
Enfin, les Pyrénées ne t'appartiennent pas plus qu'elles ne m'appartiennent. Alors, soit tu cesses de dire "nos" Pyrénées, soit je dis moi aussi "nos" Pyrénées ;-) (on peut plaisanter un peu quand même ? détendons l'atmosphère que tes "nazis" ont pourrie !)
Commentaire n°18 posté par Patrick PAPPOLA le 17/03/2010 à 23h17

 
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