Rodez. Les propositions de l'équipe de Jean-Claude Luche
Jean-Claude Luche assume totalement. Non seulement le leadership de la liste départementale de la majorité en vue des prochaines élections régionales, mais
aussi la confection de cette liste. « Cette liste, je l'ai faite tout seul. J'ai bien sûr écouté le plus de monde possible, j'ai tenu compte de la couverture territoriale et des professions,
mais j'ai fait comme je l'ai senti ». Dans un mois et demi, on saura donc si le président du conseil général peut toujours faire confiance à son flair. Mais, quoi qu'il en soit, il revendique
volontiers la notion de rupture, et personne ne le contredira puisqu'il n'y a aucun sortant sur cette liste qui, par ailleurs, ne compte que cinq encartés UMP sur douze. Et dont la moyenne
d'âge y est de quarante-cinq ans.
Jean-Claude Luche, qui se veut «
candidat pour le meilleur score possible » pense aussi pouvoir atteindre 50 à 52% des suffrages exprimés dans le département. En sachant bien
que, en s'alignant dans la compétition des régionales, il joue un peu, aussi, avec sa place à la tête du département. Le discours tenu est donc, logiquement, volontairement offensif. « Lorsque Marc
Censi, et avant lui Dominique Baudis, étaient présidents de région, l'intérêt général prévalait. A la manière de ce que je fais en Aveyron. Depuis douze ans, entre les mains de Martin Malvy, la
région est, en revanche, devenue un instrument politique. L'Aveyron est donc très pénalisé, à la fois à cause de son éloignement géographique, et de sa sensibilité politique.
Eh bien, ça suffit ! » Jean-Claude Luche, à l'image de Brigitte Barèges, tête de liste régionale, voudraient ainsi (en cas de prise de pouvoir de l'UMP) remettre en fonction les contrats de
terroir, mettre en place une action profonde autour de la formation et de la recherche, mieux équiper les lycées, réfléchir, dans le domaine ferroviaire, à une ligne à grande vitesse entre
Toulouse et Montpellier... Il voudrait bien, aussi, que Martin Malvy s'engage, comme Brigitte Barèges, à réaliser le tronçon de la RN 88, Rodez-Sévérac, en deux fois deux voies.
Plus politique, il affirme encore que les élus de sa liste tiendront des permanences : « Il ne s'agit pas de sortir du bois tous les six ans. Qui, aujourd'hui, connait les conseillers
sortants ? » La deuxième de liste, Anne-Sophie Monestier, a pu se féliciter, quant à elle, de ce que l'équipe soit unie. Quant à Serge Roques, numéro trois, qui comble un manque car il avait
jusqu'ici taté de toutes les élections sauf des régionales, il en appelle lui aussi à faire bloc : « L'Aveyron en a besoin, car la région est très prégnante sur nos activités ».