Source: Le blog de Jean-Luc Moudenc
Insécurité, incivilités et idéologie...
Ces sujets étaient au cœur de quatre des six interventions, consistantes et d’excellente qualité, qui ont nourri le premier conseil de secteur du centre-ville, auquel j’ai assisté il y a peu. Par rapport à la réunion de celui du secteur sud-est, dont j’ai parlé ici (et que vous retrouverez en cliquant ici), la formule était plus ouverte, et je crois que ma dénonciation du verrouillage de la séance dans ce blog, à laquelle le Député-Maire-Président de l’agglomération a fait allusion, n’est pas étrangère à cet assouplissement… Il n’y avait pas que des questions-réponses. Reste que seules 6 personnes sur 91 membres du Conseil et des dizaines d’autres citoyens ont pu parler, tandis que les élus de l’Opposition ont dû rester cois, et que le débat en tant que tel demeure proscrit.
C’était édifiant que d’entendre décrire le quotidien d’une certaine vie nocturne toulousaine, faite de cris, de bagarres, d’ivresse sur la voie publique, d’écoulement d’urine etc… sur les trottoirs et au pied des immeubles d’habitation, d’amas de bouteilles cassés : comme je comprends le ras-le-bol exprimé ! Et je retiens cette conclusion en forme d’avertissement terrible d’un responsable associatif : « notre exaspération est à son comble, et l’exaspération n’est jamais bonne conseillère ». Certes, le problème ne date pas d’aujourd’hui, et s’il était si simple à résoudre, cela se saurait.
Pierre Cohen a raison quand, à l’unisson de tous, il réclame une ré-implication plus forte de la police nationale. Mais, là où nous divergeons, c’est sur le degré d’action souhaitable de la part de la Mairie et de la police municipale. Défavorable, par idéologie, à l’existence d’une police municipale forte, mon successeur ne lui assigne aucun rôle pour le traitement de ces questions, et évoque une réflexion à mener sur une démarche de « médiation », qui serait sans doute positive, mais dont on sent qu’elle se situerait en amont des problèmes.
Au contraire, je crois en la nécessité d’une action conjointe sur le terrain des deux polices, certes avant les faits, en prévention, mais également, de façon très opérationnelle au moment où cela va mal. Et, dans mon esprit, l’Office de la tranquillité devrait servir à cela, à organiser ces interventions d’urgence pour rétablir le respect des règles de base de la vie en commun sur l’espace public. Mais, en écoutant attentivement le maître actuel du Capitole, je l’ai entendu préciser : « l’Office de la tranquillité est un outil de réception et de triage vers les organismes chargés de répondre… c’est un observatoire utile pour analyser ce qui se passe avant d’en discuter avec les autres partenaires ».
Un tel propos sonne comme un recul, une tendance au refus d’agir, une défausse sur autrui. Est-ce cela que les Toulousains veulent de ce fameux office, si longtemps attendu ? Je crains que les citoyens honnêtes, ceux qui subissent toutes ces nuisances ruinant leur qualité de vie, aient encore à espérer les solutions justes et fermes auxquelles ils
ont pourtant droit…
Jean-Luc MOUDENC
Merci Jean-Luc de nous aider. Les habitants du centre ville de Toulouse en ont vraiment marre de la démission des pouvoirs
publics.
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