Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 20:55

Source: Communiqué de presse deJean-Michel LATTES,

Ancien Maire-Adjoint chargé de la circulation

 perif


Les propos du Président de la SMAT- Maire adjoint de Toulouse – Joël Carreiras, sont de nature à inquiéter les Toulousains. Il y affirme faire le choix du Tramway en particulier en raison de l’impact sur la circulation automobile.

Si tout le monde approuve la volonté politique de faire baisser la circulation en ville, le choix des moyens constitue un gouffre entre l’actuelle et l’ancienne municipalité.

La controversée ligne G illustre ces écarts. L’enquête publique a révélé que cette nouvelle ligne n’aurait qu’un impact faible en matière de transports en commun mais qu’elle génèrerait d’importants blocages automobiles. L’axe sortant de la route d’Espagne sera largement obstrué malgré la montée en puissance du cancéropole. Il n’y aura pas d’alternative « transports en commun »… mais la simple création d’une situation de blocage d’un dispositif par un autre. Le choix de combler le passage souterrain de Saint Michel va accentuer ce blocage avec de multiples impacts pour les usagers (Quel trajet pour les bus 12 et 52 ?) et entrainer une fragilisation évidente des commerces de proximité ne bénéficiant plus de la clientèle de passage ! L’hypothèse saugrenue d’un téléphérique Rangueil/Canceropole ne constitue pas une véritable alternative.

Lorsque nous avons décidé de faire cesser l’effet rond point de la circulation automobile autour de la Place du Capitole et de St Sernin tout en réduisant les flux rue d’Alsace, nous avons agit en coïncidence avec le lancement de la ligne B, véritable alternative aux flux voitures. Il est absurde de vouloir opposer les moyens de transports mais il faut les combiner.

L’absence de solution aux problèmes de saturation de la rocade accentue le malaise. Dans une interview donnée en 2007 le président Izard indiquait que la seconde rocade n’était pas une solution et que la prolongation de la ligne B du métro vers Labège serait plus efficace.  Nous n’aurons aujourd’hui, ni l’une, ni l’autre, … quelles solutions seront alors proposées pour résoudre les difficultés quotidiennes des toulousains  alors que la saturation se constate tous les jours ?

Lorsque je dirigeais le service circulation de la ville de Toulouse, je présidais – tous les 15 jours – une réunion regroupant les principaux acteurs de la circulation à Toulouse. On y trouvait les techniciens de la ville de Toulouse, la chambre des métiers et la chambre de commerce, les taxis, le Samu, Tisséo, les déménageurs, les transporteurs… A chaque réunion nous analysions le bilan des incidents passés et nous évoquions tous les dossiers à venir… Le débat était technique et permanent. Ces réunions n’ont plus lieu et les chambres consulaires n’ont même pas été consultées lors de la présentation du projet de la ligne G ! De fait, de multiples problèmes quotidiens se posent aujourd’hui avec des calendriers de travaux bloquant les toulousains et sans aucune coordination…

 

Projets absurdes, absences de solutions aux problèmes quotidiens, aucune concertation avec les véritables acteurs de la circulation à Toulouse… Nul doute qu’en matière de circulation à Toulouse, Pierre Cohen écrit aujourd’hui la chronique d’une catastrophe annoncée.

 

Jean-Michel Lattes

Par Pino - Publié dans : Inaction municipale - Communauté : Bien à Toulouse
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