Jeudi 24 mars 2011
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20:54
Sources:
La Dépêche
http://www.jmlattes.canton7.fr/
Mirassou, le cumulard qui voulait sauver le canton 7
Colère du sénateur - conseiller général sortant du canton de Toulouse 7, Jean-Jacques Mirassou (PS), qui affronte dimanche au second tour le candidat soutenu par
l'UMP, Jean-Michel Lattes (PRV). Ses professions de foi ne seront pas distribuées par La Poste et il va être contraint de les faire distribuer à la main. Les 18 000 exemplaires ne sont pas
arrivés à temps, à vingt minutes près, au centre postal qui réachemine le matériel électoral des candidats sous le contrôle de la préfecture. « Le véhicule (NDLR: sa limousine?) qui transportait mes professions de foi a été bloqué sur la rocade par un accident de la circulation. Elles sont arrivées au centre de tri avec vingt
minutes de retard. Mes adversaires de droite, qui étaient présents, ont demandé l'application stricte de la loi. » La préfecture n'a pas reconnu le cas de force majeure et a invalidé les
professions de foi du candidat Mirassou.
Mirassou, vexé, a presque menacé de casser la gueule de son adversaire à la récré par, voie de presse interposée: « J'ai envie de dire dura lex sed lex mais
l'intransigeance de mon adversaire est typique de la mesquinerie de la droite locale. C'est petit bras, ça manque de fair-play. Mais tant pis : ce qui ne se fera pas par La Poste se fera par les
militants. Ils étaient 40, ils sont maintenant 80 sur le terrain ! On va faire du porte-à-porte et intensifier l'affichage. Ma détermination sort renforcée et je vais tout faire pour donner une
belle leçon à mon adversaire dimanche. »
Le droit de réponse de Jean-Michel Lattes que vous ne lirez pas dans la Pravda:
NDLR: Ce n'est pas beau de mentir à la Dépêche du Midi, monsieur Mirassou, même lorsque l'on est arracheur de dents de formation
!
Dans la presse locale de ce jour, mon adversaire au second tour des élections cantonales, le Sénateur Jean-Jacques Mirassou présente une
surprenante version de la non diffusion de sa profession de foi. Au-delà de l’invective me concernant et ne correspondant pas à ma vision de la politique, je tenais à rétablir un certain nombre
de vérités.
Mercredi à midi, comme indiqué dans les documents officiels remis par la Préfecture, les candidats ont été conviés par la commission de propagande à constater le bon dépôt des documents
électoraux.
La commission présidée par un magistrat du tribunal de Toulouse a constaté que les documents de mon adversaire étaient manquants. Un délégué de monsieur Mirassou a évoqué un retard et l’arrivée
prochaine du candidat.
J’ai – pour ma part – fait acter l’absence des documents et – de fait – leur irrecevabilité. La loi ne donne pas aux candidats le moindre pouvoir de décision mais la simple possibilité de donner
un avis. J’ai donc rendu un simple avis.
La commission conserve toute liberté de décision et aurait parfaitement pu réintégrer les bulletins de Monsieur Mirassou.
Un cas de force majeure aurait pu – par exemple – être invoqué. Mon adversaire invoque aujourd’hui « un accident sur la rocade » alors qu’à aucun moment cela n’a été évoqué hier. On peut
se demander pourquoi cet argument n’a pas été soulevé en présence de la commission ?
J’ai – ce matin – contacté les Autoroutes du Sud de La France pour avoir des éléments sur cet « éventuel » accident. Les ASF m’indiquent qu’il y a eu hier un seul accident le matin, sur
la portion Roseraie, soit tout à l’opposé du lieu de livraison (Lardennes) à 10h30 et que cela n’a pas donné lieu à un blocage de la Rocade. De fait, il restait 1h30 pour rejoindre le lieu de
rendez vous par une rocade simplement ralentie dans son fonctionnement.
Monsieur Mirassou n’a pas évoqué l’autre élément de la décision de la commission… les documents présentés avec retard étaient incomplets par rapport au volume requis (20 000 professions de foi et
40 000 bulletins de vote). Comment expliquer que le camion de livraison supposé « retardé » sur la Rocade par un accident improbable soit arrivé avec seulement la moitié des documents requis ?
Des cartons ont-ils été perdus en route ?
Un simple retard avec un argument d’explication aurait sans doute permis d’infléchir la décision de la commission. L’absence de justification au retard et l’incapacité de fournir les volumes
requis ont justifié la décision prise.
Monsieur Mirassou m’a qualifié de « mesquin »… je regrette pour ma part qu’il n’assume pas ses propres défauts d’organisation et cherche à se justifier par le moyen d’explications dont la
sincérité me semble douteuse.
Je poursuis pour ma part sereinement ma campagne dans le Canton 7 laissant à mon adversaire le monopole de polémiques sans intérêt pour les habitants de ce secteur.