Marre des bouchons?
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Philippe Douste Blazy avait longtemps bataillé pour une deuxième « rocade » toulousaine. A quelques jours d’élections régionales, Brigitte Barèges reprend l’idée « des nœuds d’échanges à distance de 10 à 20 kms du cœur de Toulouse ».
« Dans la matinée du mardi 2 mars, les usagers de la rocade toulousaine ont vécu, avec un brin de résignation, leur énième « bouchon de l’année » atteignant les 60 km. Comme des milliers d’autres habitants du Grand Toulouse, le n° 2 de la liste « Osons Midi-Pyrénées » en Haute-Garonne, Vincent Novès, s’est retrouvé bloqué à la sortie de son domicile de Balma pour se rendre à son travail à Saint-Simon. » constate la député maire de Montauban qui veut aujourd’hui proposer un plan pour faire sauter les fameux bouchons toulousains.
« Une situation » estime Barèges « résultat d’une politique régionale où les déplacements ont plus été plus subis que réfléchis » qui propose une nouvelle donne transports en Midi Pyrénées et surtout à Toulouse.
« Le projet que nous proposons avec tous nos co-lisitiers repose sur une approche multimodale des transports respectueuse des principes du Grenelle de l’environnement. Ce plan est une « fusée à trois étages » et devra organiser : les besoins internes de déplacements dans la grande agglomération de Toulouse ; en 2ème couronne, des nœuds d’échanges à distance de 10 à 20 kms du cœur de Toulouse par la création d’une dizaine de plateformes multimodales au croisement de toutes les lignes TER : gares, parking-relais, et offres complémentaires de transports (bus, vélos, taxis…) ; le désenclavement des 8 départements par la création d’infrastructures routières nouvelles ou de contournement telles la RN 88 entre Albi et Rodez, la RN 124 entre Léguevin et Auch… » a précisé Brigitte Barèges qui a reçu lundi à Figeac -fief de Martin Malvy- le soutien de laurent Wauquiez.
le transport en commun reste seul à répondre de façon cohérente aux problèmes de: pollution, l'utilisation d'énergie focille reste dommageable, de cout: la voiture coute plus chère que le tram. ou le bus....
Lorsque on ce présente à une élection on pense d'abord au bien commun et on montre l'exemple.
France écologie reste contre ce projet nuisible à toute logique de transport.
la liste Barèges n'a vraiment pas d' idée novatrice , moderne. Enfin le 21 mars barèges en remerciement démissionnera.
je vous propose de ne pas renter dans son jeux de cumul de mandat ( elle en a déjà trois!!!) voter pour elle c'est ce contredire c'est poursuivre cette politique que l'on déteste.
Comment fait-on quand son lieu de travail n'est pas desservi par un transport en commun efficace? Les grands bassins d'emploi ne sont pas ou mal desservis en transport en commun, et les accès routiers mal adaptés.
J'habite le centre ville et je bosse à Airbus Colomiers à 12km de mon domicile. Je n'ai d'autre choix que de prendre ma bagnole et de venir grossir les bouchons du périphérique. La situation empire encore sous l'impulsion des écolos de la mairie de Toulouse qui installent des couloirs de bus sur les rares boulevards (cf allées de Barcelone). Résultat: plus de bouchons, plus de pollution, et plus de temps perdu.
Il faut un juste équilibre entre axes routiers et transports en commun. Avec les écolos-socialos, on n'a ni l'un ni l'autre: mauvaise de desserte des bassins d'emploi (Airbus en tramway, ou Labège en métro ?), pas d'achèvement de la rocade arc-en-ciel, pas de contournement de Toulouse, pas de déménagement de l'aéroport, couloirs de bus pour emmerder les pauvres automobilistes,... Ces fonctionnaires politiciens nous prennent vraiment pour des oies.
Vous êtes un doux rêveur M. Cabaré !
Regardez la réalité en face et vous constaterez que tout le monde ne peut pas habiter le centre ville pour bénéficier des transports en communs efficaces !
Et en regardant de plus près, vous constaterez aussi que tout le monde ne travaille pas non plus au centre ville de Toulouse !
Essayez de faire en transport en commun un Grenade Colomiers, un Levignac Tournefeuille, un Labèges Rangueil, un Muret Ramonville ou un L'Union Blagnac pour aller bosser et puis on en reparle quand vous voulez !!!!!!!
Quand bien même le réseau de transport en commun serait suffisament maillé et accessible à tous, nous aurions encore tous et toutes (vous y compris !) de bonnes raisons pour continuer de prendre notre voiture... parce qu'il faut acheter le pain en rentrant et que le bus ne passe pas devant une boulangerie... parce qu'il faudra déposer et reprendre les gamins chez la nounou... parce que le petit dernier a entrainement de rugby, de foot ou de twirling baton... parce que vous aurez un meeting en fin d'après midi... parce que vos belles paroles auront réussi à nous convaincre et que nous viendrons vous écouter blablatter dans le vide... etc etc !!!!!!!!!
Entre des illusions et des idées pratiques, concrètes, je préfère de loin le concret... l'illusion est decevante par définition... et les votres semblent être en rapport avec votre état d'esprit et vos attitudes : opportunistes... mais sans réel fondement !!!!!!!!
bien amicalement
Que peut-on attendre des élections régionales ?
Après quelques jours de campagne électorale les français commencent à se motiver pour cette élection. Au-delà des dérapages et des vaines polémiques, le Café Politique organise, comme à son habitude, un grand débat citoyen. Les partis républicains ont répondus présents, je les en remercie. Je tiens à signaler les regrets du Front de Gauche qui a un grand meeting de fin de campagne ce jour là.
Que peut-on attendre des élections régionales ?
Lundi 8 mars 2010
20h45 Salle des Fêtes de Balma
Invités : tous les partis républicains
Seront présents :
Arnaud Lafon (Modem), Gérard Onesta (Europe Ecologie), Nicole Belloubet et Monique Iborra (PS), Vincent Terrail-Noves (UMP), Yann Puech (NPA)
Les prochaines élections régionales n’intéressent les français que dans certaines situations exceptionnelles, comme en Ile de France où une flopée de ministres essaye de virer Jean-Paul Huchon, qui est par ailleurs contesté sur sa gauche par la dynamique liste d’Europe Ecologie, ou en Languedoc Roussillon, avec un George Frêche qui met le parti socialiste dans l’embarras. Peu de Français savent quelles sont les compétences du Conseil Régional et beaucoup pensent que l’orientation politique des dirigeants régionaux n’est pas très importante. Les marges de manœuvres budgétaires sont relativement faibles et l’organisation des transports, la formation professionnelle ou la création et l’entretien des lycées sont des responsabilités suffisamment consensuelles pour ne pas créer de réels conflits politiques. Le schéma régional de développement économique est un outil d’aménagement du territoire qui devrait en théorie permettre une évolution équilibrée de l’économie régionale et donc de la croissance des villes. En Midi Pyrénées, malgré les multiples déclarations d’intention, la croissance relative de la métropole toulousaine en comparaison des villes moyennes, montre bien la difficulté qu’il y a de peser sur des tendances lourdes, qui ne peuvent être compensées par quelques aides économiques et par le soutien à quelques infrastructures. Par ces temps de crise et de difficultés économiques, il est indispensable de choisir des conseillers régionaux compétents, honnêtes et efficaces, mais notre système politique, malgré les lois de décentralisation, donne l’impression que ces élections ne sont pas un moyen important de peser sur les grands enjeux de notre vie.
Si l’Europe semble de plus en plus se structurer en nations, régions et métropoles, en France entre l’échelon municipal et le niveau national, la région, comme d’ailleurs le département ou les intercommunalités, ne sont pas d’une grande lisibilité démocratique. La fusion votée pour 2014 entre les conseillers départementaux et régionaux et tous les projets de réformes des collectivités territoriales auront certainement un grand impact sur le réel de la vie démocratique. Le transfert de compétences peut apparaître comme un progrès de la décentralisation, mais peut être un piège si les capacités de financement ne sont pas pensées de manière pérenne et avec une bonne dose d’autonomie. L’enchevêtrement actuel des responsabilités locales et des financements mérite d’être simplifié, mais cela ne doit pas conduire à un éloignement du citoyen des instances de décision.
Vue par les médias dominants cette élection a pour principale fonction d’être un test politique national qui se déroule au niveau local en 26 exemplaires. Occasion naturelle de faire vivre la démocratie en renouvelant le personnel politique, mais en exacerbant une des fonctions des partis qui est celle de proposer des candidats aux diverses élections, au détriment de la fonction d’élaboration d’un projet politique et de l’animation du débat qui va avec. Mesurer la force relative des partis, leur cohérence interne, leur capacité de mobilisation et la capacité des élites à incarner un projet est une bonne chose, mais la "peopolisation" de notre démocratie réduit le débat aux faux pas des uns et des autres ou aux conflits entre individus. Cette élection semble totalement influencée par la politique nationale alors qu’elle devrait être, comme c’est souvent le cas pour les élections municipales, un moment important pour articuler dans le débat public les conditions de vie individuelle de tout un chacun et l’intérêt général.
Critiquer les points faibles de notre démocratie ne doit pas pour autant conduire à renoncer à participer à la vie politique. Nous espérons être nombreux ce lundi 8 mars pour débattre des enjeux de cette élection.
François Saint Pierre