Au coeur de l'arène municipale
Martin Malvy est reparti comme en 14, pour un troisième mandat à la tête de la région.
Passion intacte, pour celui qui bosse au conseil général depuis 1970.
Coup d'envoi officiel
hier, à Toulouse.
Une nouvelle fois, vous avez été désigné pour porter les couleurs du PS à la région. Et, finalement,
plutôt facilement non ?
Oui puisque j'étais, au bout du compte, le seul en lice. En tout cas, je vois
cela comme une responsabilité. Il y a deux ans, on me poussait à être candidat à la candidature à la mairie de Toulouse. J'ai refusé, car je savais déjà que je serais candidat à la région en 2010
(NDLR: la région je suis sûr de la conserver, alors que la mairie de Toulouse c'était pas gagné). Chacun comprendra que je n'ai aucune ambition personnelle
(NDLR: à la retraite alors), mais une ambition pour Midi-Pyrénées qui est une région fabuleuse (NDLR: pour faire carrière
politique).
Pour gagner, vous faites appel aux forces de gauche. Même aux Verts ?
Bien sûr.
Une union qui serait
possible dès le premier tour ?
Je pense que ce n'est pas impossible. Je vous rappelle que, en 2004,
je m'étais basé sur un accord national intervenu entre PS et Verts. Cela impliquait que je laisse huit sièges aux Verts. Au dernier moment, ils disent qu'ils ne veulent plus huit sièges, mais
onze. D'où le clash. Je l'ai regretté (NDLR: tu parles Charles!), Mais le passé, c'est le passé (NDLR: et l'avenir reste à
venir).
Il est donc trop tôt pour évoquer la constitution des listes
?
Effectivement ; elles seront bouclées le 12 décembre au plus tard. Je peux simplement dire qu'il y
aura du renouvellement (NDLR: on va changer le mobilier de l'Hôtel de Région, qui est en plein travaux
d'agrandissement).
Certains évoquent votre âge (73 ans, NDLR: il est né avec le Front Populaire) comme pour mieux regretter que vous souhaitiez repartir pour un tour...
On a l'âge de ses artères. Je prends qui le veut bien avec moi durant une semaine. Il y a quelque temps, (NDLR: comme Mitterrand avant son second mandat), j'ai fait un bilan de santé complet qui m'a rassuré sur ma capacité à résister. Je continue à faire mes deux heures
de gym par semaine, mais j'ai arrêté le footing le long de la Garonne après le pépin survenu à Nicolas Sarkozy (NDLR: c'est que l'on appelle un coup
bas).