Au coeur de l'arène municipale
La bataille fait rage. D'un côté, un collectif de riverains clame haut et fort que, depuis mi-août, le permis de construire du futur bâtiment de l'hôtel du
département est suspendu. De l'autre, le conseil général et la préfecture affirment le contraire. Au milieu, une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Toulouse laisse la
porte ouverte aux deux interprétations.
Retour en arrière. Le 2 avril, débutent les travaux d'extension du siège du conseil général, qui prévoient l'édification d'un nouveau bâtiment de six étages
destiné à accueillir 500 agents. Ce, au grand dam des riverains, réunis sous la bannière de l'Association de la rue du Canon d'Arcole, qui dénoncent depuis des mois le manque de
concertation lié à ce projet.
Le 16 juin, ils déposent un référé-suspension devant le tribunal administratif pour faire annuler le permis de construire délivré en février par la préfecture. Le 17 août, le juge rend sa
décision : « L'exécution de la décision du préfet [...] en date du 2 février 2009 est provisoirement suspendue en tant qu'elle autorise la réalisation d'un local technique en zone non
constructible. »
Pour les riverains, « c'est toute l'organisation du rez-de-chaussée qui est remise en cause. Ce chantier est donc illégal depuis mi-août ». A l'inverse, du côté du conseil général et de la
préfecture, on estime que « la suspension partielle du permis de construire ne concerne que la partie du local technique ». En attendant, le reste des travaux se poursuit. Et les riverains
n'excluent pas de retourner en justice.
Bonne nouvelle! Le conseil général continue de créer des emplois.
Le bunker ne se rendra pas: NON A LA DISPARITION DE MON DEPARTEMENT !