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Le PS se rebiffe sur le web. A la traîne dans les sondages pour les européennes de juin prochain, le parti socialiste demande lundi le retrait pur et simple du clip
réalisé par le gouvernement pour inciter les électeurs à voter. Selon le principal parti de l'opposition, ce clip est une «propagande UMP». «Il n'y a pas une seule image du Parlement européen»,
estime Benoît Hamon, qui dénonce un «mélange des genres scandaleux»,
La réussite de la présidence française de l'Union Européenne et le dernier sommet du G20 seraient donc un message subliminal destiné à influencer les électeurs.
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a rejeté mercredi la saisine du Parti socialiste demandant la suspension de la diffusion du clip gouvernemental pour les élections européennes du 7 juin, a annoncé le conseil dans un communiqué.
Lors d'une réunion plénière, "le Conseil a considéré que le message diffusé n'est pas une incitation à voter en faveur de certains candidats et qu'il ne constitue pas une émission publicitaire à caractère politique au sens de l'article 14 de la loi du 30 septembre 1986", selon le communiqué.
Les socialistes avaient demandé lundi au CSA de suspendre la diffusion de ce spot destiné à inciter les Français à voter, en y voyant une "propagande électorale de l'UMP".
Co-auteur de la saisine, le porte-parole du PS Benoît Hamon a jugé "pour le moins lapidaire et non motivée" la réponse du CSA, qui n'oppose "pas un début d'argument" aux socialistes. "Nous maintenons notre position sur le fond: ce clip n'est pas un clip de mobilisation civique. C'est une publicité tout juste déguisée pour l'UMP et financée par l'Etat", a déclaré à l'Asssociated Press le député européen socialiste, informé de la décision par un appel téléphonique du président du CSA Michel Boyon.
Il a ajouté que les socialistes envisageaient des suites. Le PS prépare une saisine de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques contre "l'utilisation de moyens de l'Etat par l'UMP".
Benoît Hamon a assuré que ces initiatives ne faisaient pas partie d'une "stratégie politique de diversion" alors que le PS est distancé par l'UMP dans les sondages. AP