Au coeur de l'arène municipale
Après avoir inauguré sa campagne en grande pompe à Toulouse le 24 avril avec des représentants des 26 "partis-frères" de
l'Union, le PS tenait meeting à Paris.
Tour à tour avant le
discours du premier secrétaire, les orateurs ont battu le rappel sur la scène du Cirque d'hiver, quitte à abuser d'une sémantique négative dangereuse à trois semaines du
scrutin.
"C'est souvent dans l'épreuve que les socialistes se
révèlent puisque l'on nous prédit l'indifférence, le défaitisme, le découragement, je vous propose de relever le défi", a plaidé le maire de Paris Bertrand
Delanoë.
"Les commentaires disent que nous serions paniqués, affolés, tétanisés (...) Ce n'est pas le cas", a défendu Jean-Christophe Cambadélis,
"animateur" de la campagne nationale.
"Merci Martine, merci pour ce magnifique meeting", a conclu Jean-Christophe Cambadélis. Après "l'immense meeting de Toulouse", "le grand meeting de Strasbourg" et "le grand meeting de Clermont",
le meeting de Paris fut donc "magnifique". Bertrand Delanoë l'a dit lui-même quelques minutes plus tôt : "C'est souvent dans l'épreuve que les socialistes se
révèlent."