Au coeur de l'arène municipale
«Nous serons aux côtés des salariés» : 24 heures après l’annonce de la fermeture de l’usine toulousaine du fabricant américain de semi conducteurs «Freescale», Pierre Cohen le maire PS de Toulouse est monté au créneau.
14H30 Salle des commissions de la Mairie du Capitole. Accompagné de Thierry Cotelle, l’adjoint à l’économie, Pierre Cohen a convoqué la presse en
urgence.
Même s’il se fait "peu d’illusions", Pierre Cohen veut croire que «tout n’est pas joué pour autant : le fait que Freescale garde son unité de recherche à Toulouse
peut laisser espérer une possibilité d’y maintenir l’activité de production. En la réorientant par exemple vers les nanotechnologies»
«D’autant plus, ajoute-t-il que la dite unité de recherche est en partie financé par des fonds régionaux. Raison de plus pour que les dirigeants ne laissent pas tomber les
débouchés».
Estimant sa démarche «légitime », Pierre Cohen se dit «déterminé à passer aux actes. Dans un premier temps, nous allons rencontrer les ouvriers de l’usine. Ce sont les mieux
placés pour faire des contre propositions. Ensuite nous rencontrerons les dirigeants de l’entreprise au plus haut niveau en allant les voir aux États Unis s’il le faut»
Sautant sur une occasion rêvée de pouvoir marcher sur les traces de Jean Jaurès, Pierre Cohen entend bien cette
fois-ci prendre de vitesse Olivier Besancenot, ou le président du Modem31 qui a tenté de sauver Molex par une grève de la fin qui justifie les moyens.
Le pseudo-syndicalisme politicien (plus communément nommé récup) a de beaux jours devant lui ! Souhaitons que Pierre Cohen ait plus de succès que lors de son sauvetage du
Bibent.