Au coeur de l'arène municipale
Pinocchio, notre célèbre reporter de Toulousoscopie, revient d'une enquête de plusieurs mois dans les décombres du Capitole.
Au péril de sa vie, il a réussi à percer les mystères de la méthode Cohen.
Voici les 3 premières leçons de la méthode.
Leçon n°1: Abuser de la démagogie participative
Pierre tient cette recette de Bertrand, son tonton de Paris. Quelles sont les décisions concrètes
issues des assises des transports, des assises de la culture, ou des rencontres de la démocratie locale? Pourquoi aucun élu municipal ne daigne participer aux débats sur le forum
toulouse.fr? Pourquoi les rencontres entre élus et associations de quartier ne font pas l'objet de compte-rendus écrits?
La réponse est simple: la mascarade participative permet de légitimer des décisions prises par avance, et à masquer ses lacunes ou une panne d'idées. Un comble pour une équipe
municipale Frêchement élue !
Leçon n°2: Ne jamais répondre aux questions qui dérangent
Pierre tient cette recette de son regretté pépé, Georges Marchais ("C'était p'têt pas vot'question, oui mais c'est ma réponse !"). Sa superbe prestation vidéaste-amateur dans la Dépêche
du Midi a permis au perspicace Pinocchio de découvrir la supercherie.
Sur la soixantaine de questions posées (cumul des mandats, promesses électorales non tenues,...), Pierre Cohen n'a répondu qu'à 6 questions:
panne d'éclairage des monuments, crottes de chien, foot ou rugby, abandon de la tour Aérocampus, insécurité en banlieue, promesse de future gratuité des transports. Bref, que des sujets qui
passionnent les toulousain(e)s!
Leçon n°3: Casser du Moudenc ou du Sarkozy
Toute intervention médiatique se doit d'être accompagnée d'un attaque politicienne.
Quelque chose va mal à Toulouse?
C'est la faute à Moudenc ou le fruit de l'héritage de 37 années de dictature de droite à Toulouse.
Un problème de société?
C'est à cause de l'ignoble politique de Sarkozy.
Cette méthode de communication, sans doute efficace pour garder la confiance de son électorat et camoufler son incapacité à gérer la 4ème ville de France, commence à agacer une bonne partie des
toulousains.
Casser du Sarkozy semble être assez populaire en ce moment, on peut donc en abuser sans que la ficelle n'apparaisse trop grosse. Mais Pierre oublie que Moudenc reste apprécié
des toulousains. Il devrait faire preuve d'un peu de mansuétude envers son malheureux prédecesseur.
Pourquoi Pierre ne casse-t'il pas plutôt du sucre sur le dos du traître Douste Blazy? Sans doute parce que l'on doit à PDB les seuls projets en cours à Toulouse: Cancéropôle, Aerospace
Campus, et GPV. On ne critique jamais un défunt tant que l'on ne s'est pas approprié son héritage !
Les petits soldats de Cohen ont bien appris la leçon n°3. François Briançon, directeur de la campagne de Pierre Cohen, en serait-il l'inspirateur?
A suivre !