Au coeur de l'arène municipale
Depuis qu'ils ont ouvert un blog et pû constituer
un groupe municipal de non-inscrits qui leur permet de prendre la parole lors du conseil municipal, les 3 conseillers municipaux du Modem multiplient les interventions complaisantes avec la majorité
municipale et critiques envers l'action du gouvernement. Leur blog ressemblerait presque à un Blog Capitole bis.
On y retrouve pêle-mêle:
- soutien aux journées de grève générale des fonctionnaires
- critique de la réforme des enseignants chercheurs
- compliments sur la création de la communauté urbaine
- voeux pieux pour la sauvegarde de tous les restaurants toulousains en faillite ou pour un TGV Bordeaux-Toulouse-Barcelone
Il est vrai que le Modem tente péniblement d'exister médiatiquement aussi bien au niveau local que national.
Après que son président se soit pris pour Gandhi en entamant une grève de la faim pour sauver
Molex, le Modem31 a été mis sous tutelle suite à des dysfonctionnements de sa direction
collégiale.
Quant à Bayrou, l'ex-futur député-maire de Pau qui échappé de justesse au cumul des mandats, il multiplie ses attaques stériles et systématiques contre Nicolas Sarkozy, en ignorant qu'il
agace ainsi une majorité de français. Dans la perspective des européennes, il tente de se forger, tel notre Jean-Luc local, une petite place entre une majorité UMP/Nouveau Centre
qui a démontré qu'elle construisait l'Europe de demain, un PS moribond, et les nonistes d'extrème-gauche.
Pierre Cohen a eu tort d'empêcher la création d'un groupe municipal Modem. Un an après son élection, il vient de trouver un nouvel ingrédient pour épaissir sa soupe municipale.
http://mcarsalade.unblog.fr/2009/03/04/quand-la-gauche-revient-a-gauche/
Affligeante, l’attitude de Marie Françoise Mendes et Yvette Benayoun Nakache, élues dans l’opposition municipale sur la liste de Jean Luc Moudenc et qui aujourd’hui
rejoignent le MoDem, en sachant que Jean Luc Forget tête de liste a appelé aux manifestations contre le gouvernement… Pour elles deux c’est un mouvement « naturel », un retour à leurs
fondamentaux !
Nous étions nombreux à nous émouvoir de cet amour subit pour la gauche au moment de la constitution de la liste pour les Municipales et nous pressentions la défaite par trop d’erreurs
accumulées.
Les toulousains aiment les choses claires. Ils ont suivi Dominique Baudis pendant trois mandats parce qu’ils reconnaissaient en Baudis un homme droit et volontaire qui savait où il voulait mener
cette ville. Baudis avait en son temps pratiqué l’ouverture, comme son père, mais une ouverture mesurée, calculée qui exigeait des hommes et des femmes qui composaient la municipalité un
sens de la loyauté et de l’honneur…
De nombreux toulousains nous avaient fait part de leur désarroi au moment des élections.
Aujourd’hui l’opposition municipale est en miettes à la Mairie de Toulouse comme à la Communauté Urbaine.