Marre des bouchons?
Rejoignez cette communauté!
Marre des bouchons?
Rejoignez cette communauté!
L'UMP a désigné le 24 janvier ses têtes de listes pour les élections européennes de juin. Pour le Sud-Ouest (Midi-Pyrénées,
Languedoc-Roussillon, Aquitaine), c'est le président de l'Institut du Monde Arabe, Dominique Baudis, qui a été désigné. L’ancien maire de Toulouse fait ainsi son retour en politique après 8 ans
sans mandat.
Vous allez mener la liste UMP pour les élections Tête de liste UMP. Pourquoi ce retour à la vie politique ?
Beaucoup de gens à Toulouse et en Midi-Pyrénées m’ont demandé de m’engager dans ce combat. L’idée de représenter le Sud-Ouest en Europe est une mission qui me
passionne.
Depuis quand envisagez-vous de vous présenter à nouveaux aux suffrages des électeurs ?
Depuis l’automne dernier. Il faut exorciser la spirale de l’échec dans laquelle se trouve la droite du Sud-Ouest. Nous avons perdu les élections municipales, les élections cantonales, les
législatives, ça fait beaucoup…Il faut essayer de recréer une dynamique. Le Sud-Ouest doit montrer sa diversité or aujourd’hui la région est un peu « monocolore ». Le PS ne doit pas contrôler
l’ensemble des collectivités locales et territoriales.
Qui figurera sur votre liste ?
Je vais la constituer dans les semaines qui viennent et je vais pour cela consulter beaucoup de monde en Midi-Pyrénées, en Aquitaine et en Languedoc-Roussillon. La liste qui comprendra 10
candidats et 10 suppléants devra veiller à la parité homme-femme ainsi qu’à la diversité de génération et d’origine.
Sur quels thèmes allez-vous mener cette campagne ?
Les jours qui viennent vont être consacrés à l’élaboration d’un projet détaillé mais j’ai un objectif : rendre l’Europe aux citoyens. Les citoyens et leurs élus doivent reprendre le pouvoir qui a
souvent été abandonné aux technocrates. Ceux-ci font très bien leur travail mais ils n’ont pas été élus. J’espère donc une participation forte le jour du scrutin. Moins de la moitié des citoyens
s’étaient déplacés en 2004. On ne peut pas en même temps dire ‘il n’y a pas assez de démocratie en Europe’ et ne pas aller voter !
Quels sont les dossiers majeurs que les futurs députés européens auront à gérer ?
Trois grands défis nécessitent d’être traités au niveau européen : le dérèglement climatique (avec la conférence sur le climat qui aura lieu à Copenhague fin 2009), la régulation de la
mondialisation financière qui a précipité le monde entier dans la crise et la construction de la paix au Proche-Orient. Sur ce point, tout le monde sait que la solution c’est la coexistence d’un
Etat israélien et d’un Etat palestinien, tous deux garantis dans leurs frontières et leur sécurité. La France peut, sur ce point, jouer un rôle d’impulsion. Mais surtout l’Europe, qui a conservé
dans la région tout son crédit, a un rôle majeur à jouer.
L’Europe est-elle à la hauteur de la crise économique ?
L’Europe a réagi vite. Le président de la République a aussitôt réuni l’Eurogroupe puis les 27 pays membres de l’UE pour adopter une position commune. Et il va falloir suivre avec attention la
réunion du G20 qui aura lieu à Londres en avril. A cette occasion, il faut fixer des règles et dans ce domaine l’Europe a un rôle moteur à jouer. La liberté c’est bien mais il n’y a pas de
liberté sans règles. L’Europe est la première puissance économique mondiale et avec 500 millions de membre, elle doit se faire entendre.
Comment allez-vous organiser votre campagne qui va se jouer dans trois régions ?
Je vais beaucoup circuler. Je serai à Bordeaux la semaine prochaine et à Montpellier la semaine suivante pour rencontrer les principaux acteurs économiques, sociaux, culturels,
politiques.