Marre des bouchons?

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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 11:53

Depuis la désignation de Barcelone comme future capitale de l'Union de la Méditerranée, l'axe routier Toulouse-Barcelone revient sous les feux de l'actualité.

Les intérêts du tracé

Un itinéraire direct et sans rupture permettrait de réduire la distance entre Toulouse et Barcelone de 100 kilomètres, ce qui en fait un argument écologique indéniable.


Une transpyrénéenne grand gabarit passant par l’Ariège encouragerait les relations économiques entre Midi-Pyrénées et la Catalogne, et permettrait de dynamiser l'Ariège, qui sans cela pourrait bien devenir une réserve naturelle peuplée d'ours et de Pinocchio.

Les couloirs Atlantique et Méditerranéens sont saturés, une telle liaison permettrait de les soulager.

Le lancement de grand travaux permettrait de relancer l'activité et l'emploi dans un contexte de crise.

L'avis des politiques

Augustin Bonrepaux, le pragmatique président du Conseil général de l'Ariège, sort enfin de son hibernation: « Le projet avance vite côté espagnol. Cela nous incite à réagir. Il faut trouver une solution et la mobilisation est en cours ». 

L'Etat français ne semble pas être très favorable au projet. L’abandon récent du contournement sud-est de Toulouse en est la preuve. Il serait aberrant et irresponsable d'ouvrir un axe direct Toulouse-Barcelone sans assurer la continuité de la
route européenne E9 (axe Paris- Barcelone) par un contournement de Toulouse.

Pierre Cohen et Pierre Izard, qui ont soutenu l'abandon du grand contournement toulousain par pure logique politicienne, doivent désormais faire face à une profonde contradiction. Comment espérer faire un jour de Toulouse une grande métropole européenne après avoir définitivement compromis le projet de route européenne Paris-Barcelone, faute d'avoir réservé les emprises foncières nécessaires ? Les toulousains pourront toujours se consoler avec le grand contournement de Toulouse en tramway.

Les écolos, comme d'habitude, sont contre le développement économique et pour la tranquillité des ours. Pour Françoise Matricon, porte-parole des Verts de l'Ariège, la réaction devant ce projet est claire. « La situation climatique et énergétique actuelle plaide à l'envers de cette idée de construire encore des voies rapides. Et il n'y a pas que les Verts qui le disent. Chaque jour, nous entendons des transporteurs qui ferment parce qu'ils ne tiennent plus. Il y a une crise pétrolière grave. Malgré ça, on persévère dans la même direction, avec les mêmes solutions. Il faut arrêter avec la route et la circulation, sur des petits ou des grands axes », expliquait-elle avant l'effondrement des cours du baril. 

L'avancement des travaux

Sur l'axe Toulouse-Barcelone, il reste 71 kilomètres à aménager : 53 côté français et 18 côté espagnol. Ces derniers, de Berga jusqu’à la sortie du tunnel de Cadi, sont déjà programmés d’ici à 2012 par les gouvernements catalan et espagnol.

Côté France, le contournement d'Ax-Les-Thermes avance à tout petits pas et devrait être inauguré en 2010.


Le trafic de transit devrait donc augmenter sur le périphérique toulousain à partir de 2012, date de l'achèvement du tracé espagnol. Pendant que Barcelone avance, Toulouse freine. Heureusement, tout ceci n'est que pure spéculation, mais vous n'êtes plus obligés de croire au père Cohen.



Sources:
http://www.ariegenews.com/news/news-7110.html
http://www.gazette-ariegeoise.fr/spip.php?article535
http://ours-ariege.over-blog.com/article-25777975-6.html
http://www.gazette-ariegeoise.fr/spip.php?article1133
http://www.ladepeche.fr/article/2008/12/24/512550-Voie-rapide-en-Ariege-les-perspectives-de-la-CCI.html

Par Pinocchio - Publié dans : Toulouse inachevée - Communauté : Bien à Toulouse
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