Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 21:45

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L’histoire se passe à Toulouse en 2012. La cité est divisée en deux grands « blocs » : le bloc Socialiste et ses satellites Communistes et Verts, et le bloc de Droite, qui sont en guerre perpétuelle les uns contre les autres. Ces deux grandes puissances sont dirigées par différents régimes démocratiques revendiqués comme tels, et s'appuyant sur des idéologies en perpetuelle opposition: le Cohenisme pour le bloc Socialiste, et le Moudenquisme pour le bloc Droite.

 

Le bloc Socialiste qui a pris le pouvoir après 37 ans de règne du bloc de Droite entend bien le conserver. Il a inventé pour cela une langue destinée à rendre impossible l'expression des idées subversives, et à éviter toute fomulation de critique (et même la seule "idée" de critique): le novlangue.

 

Outre la suppression des nuances, le novlangue est une incarnation de la pensée unique.


La vacuité de ses mots possède le mérite (pour ses créateurs) de dispenser de toute pensée spéculative, et donc de tout germe de contestation future. Puisque les mots sont vides de sens, il devient évidemment impossible de critiquer un ami du parti, mais aussi de louer un de ses ennemis.

 

On ne dit plus délinquance, mais "tranquillité".

On ne parle plus d'urbanisme, mais de "ville durable".

Le Grand Toulouse va devenir "Toulouse Métropole".

Le trop international "Aerospace Campus" va devenir "Montaudran Aerospace".

L'Euro va être remplacé par une monnaie "éthique", le "sol-violette".

L'objet "automobile" va disparaître du langage courant. On parlera désormais de "modes doux" ou de "tramoué".

 

Un dictionnaire de novlangue toulousain est en cours d'élaboration. Merci d'apporter vos contributions à Toulousoscopie!



Par Pino - Publié dans : Les dessous de la méthode Cohen
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