J'aurai mis aussi une campagne trop défensive, de critique de l'adversaire.
Une campagne trop baudisienne, trop sur le bilan.
Une campagne sur la fin trop démagogique, trop violente (tract rouges, dangers impôts) qui a remobilisée l'extrême gauche et décrédibilisé Moudenc.
Enfin bien sûr l'évolution sociologique et idéologique de la population compte aussi.
Quant à "l'ouverture" je ne suis pas sûr que ça ait aidé à mobiliser. (en dépouillant j'ai trouvé un bulletin De Gaule, ou encore deux bulletin Moudenc dont certains noms à consonnance magrébbine étaient barrés, sans doute par l'extrême droite)
Commentaire n°1
posté par
Lum
le 19/03/2008 à 00h36
L'équation était difficile pour Moudenc. L'ouverture lui a fait perdre des voix de droite, mais gagner celles du centre. En s'affichant plus à droite, je pense qu'il aurait perdu plus largement car Cohen aurait alors "nationalisé" le scrutin. Les tracts démagogiques, une campagne axée sur un bon bilan (syndrome Jospin), le manque de propositions sociales l'ont fait perdre.
Commentaire n°2
posté par
Pinocchio
le 19/03/2008 à 06h41
Contrairement aux analystes patentés, je ne pense pas que l'alternance au Capitole soit le résultat d'un vote aligné sur la politique nationale .
L'écart de 1200 voix est faible, le clivage est autre, il est sur le bilan .
L'écart est serré parce que le bilan est ambivalent, à la fois positif, 30 Km de lignes de métro réalisées, une croissance démographique communale record techniquement bien gérée, mais aussi une multitudes de retards et de ratés si l'on compare à d'autres agglomérations de même importance .
Vu que les programmes de Moudenc et Cohen étaient très semblables avec en particulier la mise en avant des écologistes, du tram par exemple, la balance du vote s'est inclinée vers la tendance majoritaire sociologiquement dans la ville la Gauche .
Commentaire n°3
posté par
PHILBER
le 10/04/2008 à 19h27