La Novela
La science expliquée aux neuneux
Du 11 au 16 octobre un arc-en-ciel laser comme quand il pleut !
On éteindra ensuite les monuments pendant 6 mois
pour compenser l'énergie dépensée...
"Le festival devrait être au point en 2012."
La Novela: on cherche, on se cherche, on expérimente...
Source: Jean-Michel LATTES
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Le dernier numéro du Journal municipal nous présente une vision « idyllique » du Canal du Midi. Les photos sont toutes magnifiques et traduisent la beauté de l’ouvrage…
Pourtant ce site se dégrade du fait de choix d’entretiens – ou plutôt – de non entretien… tout à fait contestables. Les « œuvres d’art » installées sur le site participent à la dévalorisation du Canal du Midi.
La politique « d’herbes hautes »
De nombreux panneaux installés sur les abords du canal justifient son « non entretien » pour des raisons environnementales. De fait, il faudrait considérer que les herbes sèches et hautes, dans lesquelles figurent de nombreux papiers gras participent à une démarche environnementale…
L’état actuel du canal avec le risque d’incendie, le développement de rongeurs et d’insectes, les dépôts sauvages, les résidus de milieu urbain… est très éloigné de cette lecture écologique et donne aux passants une impression d’abandon.
Le cheminement « artistique »
L’idée de créer un parcours artistique est une bonne idée… le résultat est désastreux. On a beaucoup parlé cet été des platanes enveloppés dans des matières plastiques… le reste de l’exposition est au niveau de ce désastre…
Le radeau des ponts jumeaux composé de vieux bidons est – pour le moins – discutable mais le plus curieux se situe à proximité du Conseil général…
J’ai eu du mal à le croire… mais ces panneaux transparents sur plots en béton… sont des « œuvres d’art ». Les gouts et les couleurs sont libres mais j’ai du mal à admettre que ces « choses » constituent des œuvres d’art alors qu’elles défigurent le canal.
Quel est le cout pour le contribuable toulousain de ces « choses » ? Tout n’est pas de l’art !
Certaine œuvres sont cependant intéressantes et auraient mérité d’être valorisées… c’est le cas des « hommes feuilles » de Matabiau. Pourtant, la encore, des problèmes se posent. Il y a presque deux ans – suite au départ de SDF – des grillages qualifiés de « provisoires » ont été posés pour permettre de réaliser des plantations…. Le provisoire dure et ce morceau de canal est toujours inaccessible au point de dissimuler des œuvres pourtant intéressantes…
Force est de constater que si le canal est un vrai morceau de patrimoine de l’humanité, les actions de l’équipe de Pierre Cohen ne participent pas à son embellissement.
Voila – en quelques photos – une autre vision du Canal… celle que les Toulousains doivent à Pierre Cohen et à son équipe municipale.
Toulouse va investir 6 millions d'euros dans une salle de concert, des lieux de répétition et du matériel pour permettre aux groupes de rock, rap, hip hop, jazz ou musique électronique de disposer d'un outil de création, de production et de diffusion. (musicologie.org)
Et pendant ce temps… réductions budgétaires à tout va dans le domaine musical classique : opéra, concert, enseignement, etc… Bientôt, le paysage culturel français sera réduit à néant. On a que ce qu’on mérite !
« Dans notre société saturée d'images et de communication, il est une voix dont la discrétion atteint un tel absolu qu'elle en devient silence: celle des musiciens classiques. » (Katia Choquer)
Marre des billets intelligents?
Coco égérie de la marque
"Bouducon": The Marque 100% toulousaine.
Pino salue au passage le nouvel OVNI de la blogosphère toulousaine: http://www.bouduconhebdo.com
Dommage qu'il ne soit resté qu'au stade de la maquette. L'équipe de pigistes de Toulousoscopie serait prête à offrir gracieusement ses services, au cas
où...
Effectivement, Toulouse ne manque pas d'initiatives de qualité sur la photographie et l'image. Et ce depuis la fin des années 60, quand un photographe, Jean Dieuzaide (1921-2003), dit Yan (un égal de Doisneau, Ronis, Izis…mais aussi un pédagogue infatigable, co-fondateur des Rencontres d'Arles), a établi en 1974 la première structure municipale permanente de photographie en France : la galerie du Château d'eau.
Là ont défilé celles et ceux qui, vingt ans plus tard, signeront les expositions célèbres dans les festivals, les musées. Par des activités tenant au prosélytisme et à son charisme, il a imprimé à sa ville une nouvelle identité culturelle, moderne et en a fait une référence internationale.
Si le Château d'eau vivote aujourd'hui sur l'héritage du maître, plusieurs associations ont pris le relai et maintiennent une dynamique sur des engagements photographiques ou visuels différents : le Forum de l'image, le Printemps de septembre et Manifesto.
Elles reçoivent des subventions de la ville (12 000 euros/420 000 euros/11 000 euros), développent des secteurs éducatifs, ont un écho positif au-delà des boucles de la Garonne.
Non consultés, ces experts ne comprennent donc pas pourquoi la nouvelle municipalité socialiste avalise et soutient un nouveau festival.
Pour ma part, après avoir longuement fait le siège téléphonique du service de presse au cabinet du maire, et être resté sans réponse, j'émets (sans risques) deux hypothèses :
Ces associations et festivals ont eu le défaut d'exister (voire de résister, comme Manifesto) sous les précédentes municipalités de droite.
Il manquait au panorama des manifestations photographiques toulousaines un volet bien clinquant, bien commercial, bien démagogique.
C'est fait.
On n'est pas obligé d'aimer la photographie. Pourquoi bourrer les yeux, confisquer le regard du piéton de Toulouse par des photos qui font taches sur tous ces murs de briques, porteurs d'espaces nus et beaux, où chacun peut se faire ses images ?
Dans leurs messages de partenaires, les notables socialistes Pierre Cohen, maire de Toulouse et Martin Malvy, président du conseil régional, justifient leurs soutiens à MAP par « un concept » tourné vers l'« amateur » et le fameux « grand public ». La ficelle est grosse. On sait par expérience ce que caractérise un programme « grand public » : c'est le moins disant culturel. Le contraire de populaire.
(article complet sur Rue89)